Un milliard d’euros sur sept ans pour transformer l’aéroport de Luxembourg : c’est l’ambition du «master plan» 2050 présenté ce jeudi 16 avril par la ministre de la Mobilité. Voici les détails à connaître.
Un «master plan» pour le Findel. La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes (DP), et lux-Airport ont présenté, ce jeudi 16 avril, un document stratégique de développement des infrastructures aéroportuaires.
Ce plan prévoit une multitude de projets jusqu’à 2050, mais ne constitue pas encore un plan de construction définitif. Lors des 18 derniers mois, le gouvernement a pris plusieurs décisions dans le but de soutenir le développement de l’aéroport.
Ainsi, un plan d’investissement estimé à un milliard d’euros a été défini pour les sept prochaines années, soit jusqu’à 2032. Pour ce budget, l’État participera à hauteur de 200 millions d’euros. La partie restante est financée par lux-Airport.
Des zones pour les drones
Alors, quels seront les principaux changements? Parmi les axes prioritaires de ce plan figurent notamment : l’extension et la modernisation des terminaux A et B, la reconfiguration des voies de circulation et des aires de trafic.

Un nouveau centre d’aviation d’affaires et d’un salon d’honneur seront construits. (Photo : lux-airport)
Sont également prévues la modernisation et le développement des installations de fret, des structures de restauration à bord, des activités de maintenance, des lieux dédiés aux drones. Des zones de dégivrage et d’essais moteurs devraient également être créées. À cela s’ajoutent la construction d’un nouveau centre d’aviation d’affaires et d’un salon d’honneur.
Un accès entre le tram et le terminal A
La première phase de ce plan directeur s’étendra jusqu’en 2032. L’extension du terminal A figure parmi les premières réalisations. À partir de 2028, un poste de contrôle de sûreté centralisé et moderne et équipé de nouvelles technologies sera installé. Le processus d’enregistrement et de dépôt des bagages sera également amélioré.
Pour la seconde phase prévue pour 2032, un nouveau système de bagage sera mis en place. Un accès couvert entre le quai de tram et le terminal sera également créé. Une reconfiguration de l’aire principale de stationnement d’avions est, par ailleurs, prévue.
Concernant le terminal B, environ six portes d’embarquement supplémentaires vont être créées. Elles seront toutes desservies par bus. Une nouvelle zone commerciale va également voir le jour dans cette partie de l’aéroport. Ces travaux devraient être terminés d’ici 2028.

En 2050, le terminal B du Findel pourrait ressembler à cette modélisation. (Photo : lux-airport)
Autre vaste projet de ce plan : la construction d’une nouvelle tour de contrôle hybride. Cette dernière sera intégrée à proximité du futur salon d’honneur et combinée à la mise en place d’un centre numérique de contrôle et de formation.
La zone de fret modernisée
Le centre de fret attenant à l’aéroport fera également l’objet de modernisations. La capacité des aires de stationnement pour les avions sera augmentée dans le but de faire face à la demande croissante du trafic aérien. Cette extension permettra d’accueillir plus d’appareils.
Un nouveau dépôt de carburant
La construction d’un nouveau dépôt de carburant moderne comprendra jusqu’à six réservoirs de stockage. Chacun sera conçu pour accueillir jusqu’à 5 000 m³ de carburant. Les travaux seront achevés en 2028.
Dix millions de passagers en 2050
«L’aéroport de Luxembourg est bien plus qu’une infrastructure de transport : c’est un catalyseur de croissance, de connectivité et de prospérité pour le pays», a déclaré Yuriko Backes lors de cette présentation.
Des études démontrent que l’impact économique du Findel est estimé à 9,2 milliards d’euros. C’est près de 13 % du produit intérieur brut luxembourgeois. De plus, l’aéroport soutient environ 90 000 emplois dans la Grande Région et 55 000 dans le pays.
L’aéroport devra aussi faire face à une augmentation très conséquente du nombre de passagers et de marchandises. Les prévisions actuelles tablent sur 10,6 millions de passagers (+100 % par rapport à 2025) et 1,25 million de tonnes de fret (+50 %) d’ici à 2050. Au total, 107 000 mouvements commerciaux sont également prévus.