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[Football] Le bunker des Gunners n’y peut rien : le PSG fait le doublé!


Marquinhos et le PSG, au-dessus de tout le monde en Europe. (Photo : afp)

[Ligue des champions, finale] Le PSG, au-dessus d’un Arsenal défensif à l’extrême, a conservé sa couronne aux trs au but (1-1, 4-3 tab).

 

Fut une époque où conserver sa couronne européenne était la norme. Après le quintuplé inaugural et indépassable du Real dans les années 50, Benfica en 1962, l’Inter en 1965, l’Ajax en 1973, le Bayern en 1976, Liverpool en 1978, Nottingham Forest en 1980 et le Milan AC en 1990 étaient parvenus, en leur temps, à établir de petites dynasties éphémères inscrites dans les livres d’histoire. Dans ce siècle, seul le Real, il y a huit ans déjà,  était parvenu à rétablir cet anachronisme de la conservation du titre.

Et le Paris Saint-Germain, tout proche d’un back-to-back? Contre cet Arsenal qui n’a encaissé que deux buts en phase de Ligue, contre cet Arsenal invaincu cette saison en Ligue des champions, a-t-il ce qu’il faut pour marquer au fer rouge le continent?

Vitinha, plus de possession que toute l’équipe d’Arsenal en première période?

Encore eut-il fallu ne pas offrir aux hommes de Mikel Arteta le scénario rêvé sur un dégagement désinvolte de Marquinhos directement sur Trossard, qui remise involontairement dans la course d’Havertz. L’Allemand allant crucifier en force, du gauche, de tout près et en lucarne, Matveï Safonov (0-1, 6e).

Dès lors, les Gunners, pas gênés, mus déjà exclusivement par la finalité, vont jouer toute la première période dans leurs trente derniers mètres, à protéger leur but d’avance. Et il n’est pas exclu que la possession de balle du seul Vitinha, plaque tournante du PSG, ne dépasse pas celle de la totalité de l’effectif londonien, à la pause.

Le temps ne joue clairement pas pour les favoris, qui ne parviennent pas à s’approcher de la cage gardée par Raya. Gabriel, intraitable, enlèvera tout simplement d’un tacle à propos, à Kavaratskhelia, un ballon qui traîne et qui aurait pu permettre au Géorgien de se retrouver seul face au but (11e). Le reste est un match de hand, avec des Parisiens qui n’ont compris après la demi-heure de jeu qu’il allait falloir accélérer dans les transmissions et des Londoniens qui cherchent à gagner chaque seconde possible, jusque sur les touches.

Arsenal tangue à n’en plus pouvoir

À la pause, les romantiques diront qu’il serait scandaleux de soulever le trophée après une performance presque exclusivement défensive, aussi solide soit elle. Les cyniques applaudiront : tenir aussi serré une attaque Kvaratskhelia-Dembélé-Doué, c’est du grand art aussi. Est-ce que c’est seulement possible, d’ailleurs?

Non. Juste après l’heure de jeu, sur un ujne-deux d’école, Dembélé remise à Kvaratskhelia, accroché par Mosquera, pris dans le dos. La VAR valide le pénalty, Dembélé, 8 buts en 13 matches de C1, le transforme (1-1, 65e). Arsenal n’étant plus nulle part depuis plus d’une heure, comment repartir au feu?

En se découvrant enfin. En laissant des espaces qui n’existaient pas depuis 60 minutes. Et sur un contre, Kvaratskhelia, qui a enfin du champ, va voir son tir (dévié) taper le poteau d’Arsenal (77e). Puis Raya va se fendre d’une sortie gigantesque sur un contre de Barcola, tout près de le devancer (85e), Vitinha frôler la lucarne (90e) et Barcola rater la balle de match (90+6).

En fin de match, à l’issue des prolongations, le PSG finit près de 75% de possession, plus de 800 passes réussies à 200. Et rien que pour ça, avec un dernier raté de Gabriel, le PSG méritait de l’emporter aux tirs au but. Retour au siècle d’avant, quand un club était capable de garder sur la tête sa couronne solidement vissée.

 

 

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