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Chaleur au travail : déi Lénk accuse le gouvernement d’inaction


La température sur le lieu de travail ne doit pas dépasser 26°C, sauf s’il fait plus chaud à l’extérieur... (Photo d'illustration : archives editpress)

Dans un communiqué incendiaire, la Gauche dénonce l’apathie du gouvernement, en pleine vague de chaleur, face aux effets du dérèglement climatique sur les conditions de travail et la santé des travailleurs.

Changement climatique et santé au travail : «Le gouvernement ne fait rien!» fustige déi Lenk. La première vague de chaleur d’un été qui annonce des canicules en série reste encore relative pour nous. Chez nos voisins, elle a fait ses premières victimes, si bien que le gouvernement français a déjà organisé une réunion de crise pour aviser de la situation et de la conduite à tenir. Avec le changement climatique, ces épisodes sont attendus de plus en plus fréquemment. Or,  «comparé à d’autres pays, le Luxembourg n’a encore que très peu agi pour protéger les salarié·es des secteurs les plus exposés».

Revenant sur la réponse à la question parlementaire que nous avions relayée dans nos colonnes, déi Lénk rappelle que la Chambre des salariés avait formulé dès février 2025 des revendications claires afin de protéger les salariés, et que sa motion appelant le gouvernement à inclure plusieurs maladies dans la liste des «maladies professionnelles» reconnues avait été adoptée au printemps dernier. Le communiqué précise qu’il est jusqu’à présent uniquement prévu que «la température sur le lieu de travail ne doit pas dépasser 26°C, sauf s’il fait plus chaud à l’extérieur. Ce qui signifie qu’en réalité, il n’existe pratiquement aucune réglementation.» La Gauche appelle donc de ses vœux une réglementation nationale afin de protéger les travailleurs contre de telles vagues de chaleur. «Mais le gouvernement ne semble réellement s’intéresser ni au changement climatique ni à la sécurité des salarié·es.» Et sur le sujet des maladies professionnelles, «un an plus tard, rien n’a encore bougé».

Face aux conséquences visibles et quantifiables du dérèglement climatique, souvent pris au sérieux par nos voisins, déi Lenk estime qu’il est «du devoir du gouvernement de protéger la population face à cette réalité et de préparer le pays à y faire face. Le Code du travail doit donc être adapté en conséquence. Il n’y a pas d’autre alternative.» La France déplorait en 2002 par la voix de son Président de la république que «notre maison brûle, et nous regardons ailleurs.» 24 ans plus tard, la petite phrase n’a jamais été aussi éloquente de ce côté-ci de la frontière.

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