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[Cyclisme] Geniets en mode Tour de France


Kevin Geniets est désormais concentré sur le Tour de France.

Le champion national se trouve actuellement à Tenerife (Canaries) où il s’entraîne avec ses coéquipiers sur les flancs du volcan Teide, en vue de la Grande Boucle, pour laquelle il reste présélectionné.

Pendant un peu plus de deux semaines, la troupe de coureurs de la Groupama-FDJ regroupée autour de son grimpeur, David Gaudu, ne chôme pas sur les flancs du volcan Teide, à Tenerife. On y retrouve notamment Valentin Madouas, Rudy Molard, Bruno Armirail, Olivier Le Gac et Kevin Geniets.

«Il fait vraiment chaud ici, les conditions d’entraînement sont très bonnes, mais ce n’est pas facile. On est ici pour bosser», rappelle le coureur luxembourgeois qui, comme ses coéquipiers, a apprécié de voir Arnaud Démare remporter des succès d’étapes sur le Giro. «C’est le genre de choses qui fait du bien à toute l’équipe», glisse-t-il au passage.

Inutile de tourner autour du pot. Ce groupe effectue ce stage d’altitude dans l’optique du Tour de France. Il s’agit ici de coureurs qui figurent dans la présélection. «Pour le Tour de France, oui, ça se précise…», sourit Kevin Geniets, lequel s’empresse d’ajouter que la sélection finale interviendra bien plus tard, sans doute à l’issue du Dauphiné (5-12 juin).

«Il n’y a pas d’alternative pour le moment»

Thibaut Pinot, qui n’est pas à Tenerife a opté pour une participation préalable au Tour de Suisse, plus à sa convenance. «Il y a dix coureurs présélectionnés pour le Tour, dont je fais partie. Il n’en restera que huit pour le Tour de France. J’espère que j’y serai et je me prépare dans cette optique», note Kevin Geniets.

L’hypothèse de ne pas être présent au grand départ de Copenhague n’effleure même pas l’esprit du champion national de 25 ans. «Je n’ai pas de deuxième solution dans la tête, je bosse fort pour ça, il n’y a pas d’alternative pour le moment», rappelle le Savoyard d’adoption.

Au terme d’un printemps réussi en dépit de pépins à répétition (infection au Covid-19 l’ayant empêché de se produire sur le Het Nieuwsblad, blessure dans l’avant-dernière étape de Paris-Nice et maladie sur le Grand Prix E3), Kevin Geniets se sent bien dans son corps, comme dans sa tête.

«Après Liège-Bastogne-Liège, explique-t-il, j’ai coupé pendant une semaine et je me retrouve en stage d’altitude pour les courses à venir.  Je me sens bien, on travaille très dur, comme lors de tous les stages d’altitude.»

«L’étape de Roubaix, ça va être du spectacle!»

Il a donc eu le temps de revenir sur son printemps où il a eu le loisir d’enchaîner, ce qui n’est pas banal, classiques flandriennes et ardennaises. Rappelons qu’il a été un acteur régulier dans le final des grands rendez-vous.

«Je suis vraiment satisfait, rappelle le Luxembourgeois, j’ai progressé. Sur le Tour des Flandres, je suis allé très loin dans le final. Beaucoup plus loin que les années antérieures. Sur les Ardennaises, j’avais plus un rôle d’équipier. J’ai fait mon job. J’encaisse de mieux en mieux, car enchaîner flandriennes et ardennaises, ce n’est pas évident. Je n’ai abandonné aucune course, mis à part le Grand Prix E3, car j’y étais malade.»

Cette progression constante depuis son arrivée chez les pros lui permet de voir l’avenir d’un bon œil. «Je vois que ça va dans le bon sens et je vais continuer à bosser pour être dans deux, trois ans, au top de ma carrière. Pourquoi pas, jouer sur des grandes courses», indique-t-il. Dans l’enchaînement des classiques, j’ai vu que j’avais passé un cap, la seule chose qui me manque, c’est un petit résultat personnel. Même en World Tour, je vois que j’arrive à jouer parfois, donc ça fait vraiment plaisir.»

C’est avec cette envie de marquer sa progression qu’il espère être retenu en juillet pour le Tour. D’ailleurs, sa reconnaissance de l’étape de Roubaix, effectuée avec David Gaudu au lendemain de Liège-Bastogne-Liège, l’a emballé.

«Cela va être du spectacle! Ce ne sont pas de beaux pavés réguliers, ce sont des pavés de Roubaix… Il y a aussi beaucoup d’endroits dégagés, ça ne fait que tourner, droite et gauche. Ce sera court (NDLR : l’étape Lille-Wallers-Arenberg sera longue de 155 kilomètres seulement), donc intense.» Il s’y projette discrètement, mais sûrement.

Pas emballé par l’idée de déplacer les Flandriennes à l’automne

Étant donné que Kevin Geniets a été l’un des rares coureurs à enchaîner au printemps classiques flandriennes et ardennaises, on lui a demandé son avis personnel sur l’hypothèse, confirmée par l’UCI (Union cycliste internationale) de déplacer les classiques de pavés à l’automne.

«Je trouve ça dommage, car dans ces courses de guerrier, souvent, il ne fait pas très beau, souvent, il fait même froid, cela fait partie de l’histoire de retrouver ces classiques au printemps. Il y a cette ambiance, cette excitation du début de saison pour toutes ces belles courses. Personnellement, je préfère qu’elles restent au printemps», confirme-t-il.

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