GP DE MONACO Après cinq premières courses en Océanie, en Asie et en Amérique du Nord, le paddock de Formule 1 pose ses valises en Europe ce week-end sur le circuit le plus mythique du calendrier, Monaco, où l’hégémonie des Mercedes pourrait être remise en cause.
«S’il y a un circuit sur lequel je parierais sur Ferrari, ce serait probablement Monaco. Nous avons parfois des difficultés dans les lignes droites, donc ici ce ne devrait pas être un problème et nous avons un voiture performante. Mais je pense que Mercedes a encore un gros avantage et sera encore l’équipe à battre», a jugé Charles Leclerc (Ferrari), le local de l’étape.
Malgré sa nette domination depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation technique cette année, Mercedes fait donc profil bas en amont de ce GP de Monaco afin de mettre la pression sur la Scuderia.
«Le tracé correspond très bien aux caractéristiques de la Ferrari et, historiquement, ils ont toujours été très performants ici, même quand leur voiture n’était pas très rapide. Donc je suis persuadé qu’ils seront au mieux de leur forme et vont nous rendre la vie dure. Et McLaren et Red Bull devraient aussi être rapides ce week-end», a estimé Kimi Antonelli, le leader du championnat du monde.
McLaren dans le 1 000
Vainqueur des quatre derniers Grands Prix avec maîtrise, mais aussi parfois de la réussite, l’Italien tentera la passe de cinq sur le Rocher afin d’augmenter son avance au championnat sur son équipier George Russell, qui est déjà de 40 points. Pour autant, il affirme ne pas songer au titre.
«Il reste 17 courses donc c’est beaucoup beaucoup trop tôt pour commencer à penser au championnat. Je me concentre sur le fait d’être le plus performant possible (…) et on verra où je termine en fin de saison», a-t-il déclaré.
Une autre équipe est attendue aux avant-postes dans les rues de Monaco : McLaren. L’équipe britannique, double tenante du titre des constructeurs, a réduit l’écart avec Mercedes et aura à cœur de fêter le 1 000e GP de son histoire en F1 avec un bon résultat.
En raison de la difficulté à doubler, c’est le samedi qui sera le jour le plus important du week-end, comme chaque année en Principauté, avec des qualifications qui s’annoncent serrées. Pour beaucoup de pilotes, c’est même la session qu’ils attendent le plus dans la saison.
«C’est ma qualification préférée de l’année», a ainsi déclaré le Français Isack Hadjar (Red Bull). Débarrassé momentanément de la gestion de l’énergie électrique de son moteur, son coéquipier néerlandais Max Verstappen, très critique envers les monoplaces 2026, espère retrouver un peu le plaisir de piloter durant «ce plus grand moment du week-end où il faut être très, très performant».