[LIGUE DES CHAMPIONS] Mardi en barrage aller à Monaco, le PSG, champion d’Europe en titre, doit reprendre sa marche en avant pour balayer les doutes dans sa quête de doublé continental.
L’année dernière à la même époque, les barrages de Ligue des champions contre Brest (3-0 aller, 7-0 retour) avaient confirmé que le Paris Saint-Germain avait basculé dans une autre dimension, sans pitié et avec une efficacité redoutable. Avec quasiment la même équipe qu’à cette époque – sans Fabian Ruiz forfait mardi (genou) – le PSG arrive à Monaco avec davantage de doutes qu’en Bretagne l’année dernière, car les joueurs de Luis Enrique sont plus irréguliers et restent sur une défaite-surprise mais logique à Rennes en Ligue 1 (3-1).
Cette irrégularité – niée par Luis Enrique – a d’ailleurs créé une légère crispation dans le vestiaire parisien. «On est sur la deuxième partie de saison, et c’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, pas les individualités. On doit jouer pour le club au lieu de penser à soi-même», a lâché Ousmane Dembélé, sans viser en particulier un coéquipier mais tous les secteurs de jeu vendredi soir, selon deux sources proches du vestiaire.
«Tout le monde veut marquer, on en a parlé souvent, il y a des fois où il faut donner le ballon au joueur qui est le mieux placé, c’est ce qui nous a amenés loin l’année dernière», a insisté dans la foulée le milieu Vitinha, autre cadre parisien. Ces déclarations décrivant une légère tension ont tout de suite été modérées par Luis Enrique et par le club.
Mais force est de constater qu’il existe des manques criants et des mauvais choix dans le jeu parisien, en dents de scie cette saison, oscillant entre démonstration contre l’OM (5-0) et trois défaites déjà en 2026 à Rennes (3-1), face au PFC (1-0) en Coupe de France et à Lisbonne contre le Sporting en Ligue des champions (2-1), soit six revers cette saison.
Tenant du titre, «une responsabilité»
Une défense inquiétante, un milieu moins souverain, une attaque peu précise, de la nervosité sur le terrain… Les coéquipiers de Marquinhos sont moins impressionnants et ne font plus aussi peur à leur adversaires, faisant redouter un printemps moins éclatant que celui de 2025. Sachant que ce qui est compliqué pour les joueurs de la capitale est de «continuer à rester imprévisible», selon les mots de l’entraîneur espagnol.
À Monaco, Luis Enrique devra donc remobiliser ses troupes pour repartir de l’avant et éviter de tomber dans le piège des Monégasques, qui vont mieux depuis un mois. «Je les attends certainement avec un autre visage contre nous. Mardi, ils vont défendre leur titre. Ils ont une responsabilité par rapport à ça. Je pense qu’ils veulent le reconduire ce titre», redoute Sébastien Pocognoli, qui pourra compter sur Lamine Camara mais pas sur Paul Pogba, sorti de la liste des joueurs en Ligue des champions.
Avec ou sans Maghnes Akliouche, incertain après être sorti blessé le week-end dernier, les joueurs du Rocher ont donc une carte à jouer et restent sur une victoire au stade Louis-II face aux Parisiens au mois de novembre (1-0). Lors de ses six derniers déplacements à Monaco, les Parisiens ne se sont imposés qu’une fois.
Sans idée et passés à côté de leur match à Rennes vendredi, les cadres du groupe parisien devront prendre leur responsabilité pour jouer ensemble et à leur meilleur niveau à Monaco, malgré la fatigue liée à une saison dernière interminable et aux blessures. Alors que le grand Paris, celui du printemps dernier, semblait être de retour après la correction infligée à l’OM il y a une semaine, les doutes sont revenus. Mardi, l’idée sera donc de se baser sur ce succès pour retrouver de la confiance offensive, de la fluidité dans le jeu et un pressing efficace.
Mardi
18 h 45 : Galatasaray – Juventus
21 h : Benfica – Real Madrid
Monaco – Paris SG
Dortmund – Atalanta Bergame
Mercredi
18 h 45 : Qarabag – Newcastle
21 h : Olympiakos – Leverkusen
Bodo/Glimt – Inter Milan
Club Bruges – Atlético Madrid