[MONDIAL-2026] Pathétique face au Cap-Vert, gigantesque contre l’Arabie saoudite. L’avant-centre de la Roja est difficile à situer.
De la première demi-heure sans toucher le ballon contre le Cap-Vert à un record face à l’Arabie saoudite, avec un doublé et une passe décisive 24 minutes après le coup d’envoi, l’attaquant espagnol Mikel Oyarzabal a connu des débuts constrastés au Mondial-2026.
Incapable d’apporter du danger lundi dernier contre le modeste Cap-Vert, Oyarzabal avait même battu un record. Il était devenu le premier joueur depuis 1966 à avoir joué les trente premières minutes d’un match de Coupe du monde sans toucher une seule fois le cuir, selon le statisticien Opta.
«Peut-être que c’est pour ça qu’aujourd’hui, j’avais très envie de bien faire», a lancé l’attaquant de 29 ans, élu meilleur joueur dimanche contre l’Arabie saoudite (4-0) grâce à un début de match canon.
Il a d’abord adressé un centre devant le but qu’est venu tacler Lamine Yamal (1-0, 10e), puis a conclu du pied gauche un corner (2-0, 21e), avant d’être bien placé pour pousser le ballon au fond en prolongeant une tête de Dani Olmo (3-0, 24e). Face à une équipe vraiment faible défensivement, il a donc repris pleinement confiance, étant tout proche d’un triplé avec une frappe sur la transversale (36e).
14 buts sur les 13 derniers matches
Oyarzabal a aussi été aidé par le retour du prodige Yamal, qui a libéré ses coéquipiers offensifs. Lorsque la star est sur un terrain, toute la Roja joue mieux grâce à son apport dans la profondeur et son talent technique en un contre un.
Mais le plus surprenant est que Mikel Oyarzabal a réalisé ce match sans être à 100 %. Le sélectionneur Luis de la Fuente l’a remplacé dès la mi-temps, comme Yamal, et a expliqué après coup que sa participation était incertaine jusqu’à la dernière minute.
«Il avait eu un petit souci, on ne peut pas tout raconter… Mais hier, après le traitement, il nous a dit : « Je suis prêt ». Mikel, c’est un roc», a déclaré le coach, sans donner plus de détails sur ce qui gêne son joueur, devenu le numéro neuf irremplaçable et le leader offensif espagnol, avec un bilan de 14 buts lors de ses 13 derniers matches (et sept passes décisives), sachant qu’il peut aussi jouer sur les ailes.
Pourtant, le héros de la finale de l’Euro-2024 (qu’il avait traversé très discrètement), qu’il a fait basculer par son but vainqueur contre l’Angleterre (2-1), semble assez sous-estimé par rapport à d’autres joueurs au rendement inférieur. Avec 27 buts en 55 sélections, il est en effet le huitième meilleur buteur de l’histoire de la Roja.