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[Football] Mondial-2026 : la présentation du groupe E


L'Allemagne fait figure de grande favorite du groupe, mais elle devra se méfier de l'Equateur et de la Côte d'Ivoire. (Photo AFP)

Zoom sur les équipes composant le groupe E du Mondial-2026 (11 juin – 19 juillet), où figure notamment l’Allemagne, quadruple championne du monde.

Allemagne

Qualification : pour valider sa place en phase finale pour la 21e fois en 23 éditions, l’Allemagne, pénalisée par l’absence de nombreux joueurs blessés, a dû attendre son dernier match de qualification fin novembre dans le groupe A de la zone Euro, et sa large victoire contre la Slovaquie (6-0) à Leipzig.

Le sélectionneur : Julian Nagelsmann a été nommé en septembre 2023, après la mise à l’écart de Hansi Flick, quelques mois seulement avant le début de l’Euro-2024, achevé en quarts de finale contre l’Espagne (2-1 a.p.). Mais le sélectionneur a convaincu, et est désormais sous contrat jusqu’à l’Euro-2028. Plus jeune entraîneur de Bundesliga à Hoffenheim (29 ans en février 2016), Nagelsmann est passé sur les bancs de Leipzig (2019/2021) puis du Bayern (2021/2023). Âgé de 38 ans, il a dû faire face à plusieurs chantiers, dont celui de la stabilisation de sa défense toujours en cours.

Le joueur vedette : à 40 ans, Manuel Neuer s’apprête à disputer sa 5e Coupe du monde, le 9e tournoi majeur de sa carrière avec les Championnats d’Europe. Le champion du monde 2014 avait annoncé sa retraite internationale après l’Euro-2024 à domicile, mais il a été rappelé par Nagelsmann pour être le n°1 dans les buts de l’Allemagne, à la place d’Oliver Baumann. Avec le Bayern, Neuer sort d’une seconde moitié de saison entre prestations de grande classe en Ligue des champions (à Madrid contre le Real en quart de finale aller, ou à Munich contre le PSG en demi-finale retour) et une blessure au mollet gauche qui ne le quitte pas.

Les ambitions : l’Allemagne reste sur deux piteuses éliminations dès le 1er tour en 2018 en Russie (alors qu’elle est championne du monde en titre) et en 2022 au Qatar. Le premier objectif sera de sortir de son groupe, et de se qualifier pour les 16es de finale. Si elles terminent toutes les deux premières de leur groupe, la France et l’Allemagne pourraient avoir rendez-vous en huitièmes de finale le 4 juillet à Philadelphie.

L’Allemagne en bref

Palmarès : quatre fois championne du monde (1954, 1974, 1990 et 2014), trois fois championne d’Europe (1972, 1980 et 1996) et victorieuse d’une Coupe des confédérations (2017)

Dernière participation à la Coupe du monde : 2022 (élimination au 1er tour)

Classement Fifa : 10e

Surnom : la « Mannschaft » (l’équipe)

Principaux clubs: Bayern Munich, Borussia Dortmund

 

Equateur

Qualification : Malgré une pénalité de trois points, l’Équateur a terminé deuxième des éliminatoires de la très exigeante zone Amérique du Sud, derrière l’Argentine, championne du monde en titre, mais devant la Colombie, l’Uruguay et le Brésil, s’assurant ainsi une qualification directe. Si la Tri n’a pas été très prolifique dans cette poule unique (14 buts en 18 matches), elle s’est appuyée sur une défense de fer (5 buts concédés).

Le sélectionneur : ancien assistant de Jorge Sampaoli, l’Argentin Sebastian Beccacece, passé par Elche, a pris la succession de Félix Sánchez Bas après une Copa America-2024 manquée (élimination en quarts de finale). Hormis une défaite inaugurale contre le Brésil en septembre 2024 (1-0), l’Équateur, invaincu depuis 18 matches, n’a plus jamais perdu sous sa houlette, signant notamment des succès importants en Colombie (1-0) ou face à l’Argentine (1-0).

Les joueurs vedettes : selon que l’on se place d’un côté ou de l’autre de la Manche, on érige le milieu défensif de Chelsea Moises Caicedo ou le défenseur central du PSG Willian Pacho comme le meilleur joueur de la Tri. Les deux joueurs sont les fers de lance d’une des meilleures générations jamais connue en Equateur et symbolisent l’assise défensive mise en place par Beccacece.

Les ambitions : dans un groupe E où la première place semble promise à l’Allemagne, mais où le Curaçao fait figure de victime expiatoire, la Tri peut légitimement espérer sortir des poules et atteindre les seizièmes de finale. A la lutte avec la Côte d’Ivoire, elle tentera, selon son classement, de faire aussi bien que son meilleur résultat en Coupe du monde, un huitième de finale perdu contre l’Angleterre 1-0 en 2006.

L’Equateur en bref

Meilleur parcours en Coupe du monde : huitièmes de finale en 2006

Classement Fifa : 23e

Dernière participation à la Coupe du monde : 2022 (phases de groupe)

Surnom : « la Tri » (pour les trois couleurs de son drapeau)

Principaux clubs : Barcelona Sporting Club, Club Sport Emelec, El Nacional, LDU Quito

 

Côte d’Ivoire

Qualification : la Côte d’Ivoire, alors encore championne d’Afrique, a terminé en tête du groupe F des éliminatoires de la zone Afrique, sans avoir perdu le moindre match, ni encaissé le moindre but. Les Éléphants se sont pourtant livré un duel acharné avec le Gabon et ont dû attendre la dixième journée de ces qualifications pour valider leur billet.

Le sélectionneur : Emerse Faé a pris les rênes de la Côte d’Ivoire le 24 janvier 2024, suite à la démission de Jean-Louis Gasset, dont il était l’adjoint, en pleine CAN-2023 disputée à domicile, et réussi à remporter, quelques jours seulement après sa nomination, une compétition très mal embarquée. Depuis, l’ancien milieu de terrain formé au FC Nantes, passé par Reading et Nice, dispose d’un bilan globalement positif en qualifiant facilement les Éléphants pour le Mondial-2026 mais en étant stoppé par l’Égypte de Mohamed Salah en quarts de la dernière CAN-2025 au Maroc.

Le joueur vedette : Sébastien Haller non retenu, Franck Kessié, Seko Fofana vieillissants, l’homogène Côte d’Ivoire, sans une individualité qui se dégage irrémédiablement, mise désormais sur de jeunes flèches à commencer par Amad Diallo, 23 ans. L’ailier de Manchester United, qui se sublime en sélection, a été la révélation de la CAN-2023 à domicile et a confirmé son talent en 2025 au Maroc.

Les ambitions : pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire va disputer un Mondial sans ses légendes, Didier Drogba et Yaya Touré qui avaient réalisé la « passe de trois » de 2006 à 2014, sans toutefois parvenir à franchir le premier tour. Paradoxalement, les Eléphants peuvent légitimement espérer cette fois sortir de leur groupe où l’Allemagne fait figure de favori, mais où le Curaçao ne parait pas en mesure de les inquiéter et où ils mèneront un duel pour la deuxième place du groupe avec l’Equateur.

La Côte d’Ivoire en bref

Palmarès : trois fois victorieuse de la Coupe d’Afrique (1992, 2015, 2023)

Meilleur parcours en Coupe du monde : phase de poules en 2006, 2010, 2014

Classement Fifa : 34e

Dernière participation à la Coupe du monde : 2014

Surnom : « les Éléphants » Principaux clubs: Asec Mimosas, Africa Sports, Stade d’Abidjan

 

Curaçao

Qualification : reversé dans le groupe B des éliminatoires de la zone Concacaf avec Trinité-et-Tobago, les Bermudes et la Jamaïque, Curaçao, petit Poucet du Mondial américain, s’est surtout livré à un duel avec les Reggae Boyz, battus 2-0 au match aller, et tenus en échec 0-0 au retour dans un match décisif disputé à Kingston. L’équipe des Antilles néerlandaises est demeurée invaincue avec trois matches nuls et trois victoires, validant ainsi la première participation de sa jeune histoire à un Mondial.

Le sélectionneur : Dick Advocaat. Le Néerlandais de 78 ans, qui a qualifié Curaçao pour le Mondial avant de démissionner pour s’occuper de sa fille malade, a finalement repris en main l’équipe, après un bref intérim assuré par son compatriote Fred Rutten qui s’est soldé par deux défaites. Globe-trotter reconnu, Advocaat a écumé le monde du football, coachant notamment les Pays-Bas (Mondial 1994, entre autres), la Russie, la Serbie, la Belgique, la Corée du Sud ou l’Irak en sélection. Mais aussi le PSV Eidhoven, les Glasgow Rangers, le Zénith Saint Petersbourg, le Borussia Mönchengladbach et Fernerbache en club.

Le joueur vedette : à 34 ans et 68 sélections, le milieu et capitaine Leandro Bacuna, passé par Aston Villa de 2013 à 2017, est incontestablement le cadre de Curaçao, un statut qu’il partage avec son frère Juninho (Volendam, D1 néerlandaise), milieu également, mais plus offensif, 28 ans et 47 sélections. Dans un groupe dont l’ossature repose sur des joueurs nés aux Pays-Bas, on peut également citer le gardien Eloy Room (37 ans, Miami FC), particulièrement brillant durant les éliminatoires.

Les ambitions : pour sa première participation, et même dans ce nouveau format, très ouvert à 48 équipes, Curaçao devrait avoir du mal à sortir du groupe E.

Curaçao en bref

Palmarès : une Coupe caribéenne des nations (2017)

Meilleur parcours en Coupe du monde : première participation

Classement Fifa : 82e

Surnom: « Blue Wave » (la Vague Bleue)

Principaux clubs: CRKSV Jong Holland, RKSV Dominguito

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