Visée par un mandat d’arrêt européen, Clarissa La Porta, une Italienne de 41 ans, aurait joué un rôle majeur dans le détournement de fonds de Caritas.
De nouveaux rebondissements dans l’affaire Caritas. Clarissa La Porta, une femme de 41 ans, a été arrêtée il y a quelques jours à Rome dans un appartement où elle s’était réfugiée. Visée par un mandat d’arrêt européen, elle aurait participé au détournement de fonds de 60 millions d’euros de l’ASBL luxembourgeoise. C’est ce que révèlent plusieurs médias italiens. D’après La Repubblica, la quadragénaire affichait sur les réseaux sociaux «une vie de luxe, entre hôtels exclusifs, dîners raffinés et destinations paradisiaques et voyages de rêve».
Une grande vie qui aurait été alimentée par le détournement de fonds de 60 millions d’euros de Caritas. En effet, d’après les enquêteurs, Clarissa La Porta aurait «joué un rôle actif au sein d’une organisation criminelle transnationale spécialisée dans la fraude et le blanchiment d’argent, agissant pour le compte de l’un des chefs du groupe». Elle était ainsi chargée de créer des sociétés fictives et d’ouvrir des comptes bancaires dans plusieurs pays, dont notamment la Suède ou le Portugal.
Les autorités du Grand-Duché avaient émis un mandat d’arrêt européen à son encontre pour les délits de faux en écriture, d’escroquerie, de participation à une association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent quelques jours avant son arrestation. D’après La Repubblica, Clarissa La Porta a été transférée à la prison de Rebibbia à Rome où «elle demeure à la disposition des autorités judiciaires dans l’attente des procédures requises par le mandat d’arrêt européen».
Depuis la révélation du scandale à l’été 2024, neuf personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.
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