Le gouvernement luxembourgeois exclut toute participation à des opérations militaires dans le Golfe persique, tout en réaffirmant son attachement à l’OTAN.
Le Luxembourg ne participera pas à d’éventuelles missions de sécurisation dans le détroit d’Ormuz. Une affirmation claire donnée par le Premier ministre Luc Frieden lui-même, dans une réponse à une question parlementaire.
«L’Alliance a une vocation défensive. L’OTAN n’opère en-dehors de sa zone de responsabilité (dont le détroit d’Hormuz ne fait pas partie) que si un mandat Conseil de sécurité des Nations Unies pour une telle opération existe», a ainsi indiqué le Premier ministre.
Aucune sollicitation n’a, à ce stade, été adressée au Luxembourg pour participer à une opération internationale dans la région, a également précisé le gouvernement, écartant de fait toute implication militaire luxembourgeoise dans le Golfe persique.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte international tendu autour du détroit d’Ormuz, par où transite environ un tiers du pétrole mondial transporté par voie maritime.
«Unité» et «solidarité»
Le président français et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront vendredi une visioconférence sur une mission «purement défensive», distincte des efforts des Etats-Unis, sur le détroit d’Ormuz, «lorsque les conditions de sécurité le permettront».
A ce stade, Paris et Londres n’ont pas évoqué le nombre de participants à cette réunion, dont le principe avait été annoncé lundi par Emmanuel Macron.
L’Iran a bloqué de facto cet étroit passage maritime du Golfe, crucial pour l’acheminement de pétrole, en riposte à la guerre contre lui déclenchée fin février par les États-Unis et Israël. Après l’annonce d’une trêve puis l’échec de pourparlers américano-iraniens ce weekend, Donald Trump a annoncé un blocus naval des ports d’Iran, entré en vigueur lundi.
Tout en refusant une participation directe, le Luxembourg réaffirme néanmoins ici son engagement au sein de l’OTAN. Le gouvernement souligne que «l’unité et la solidarité restent le mot d’ordre au sein de l’Alliance», insistant sur l’importance de la crédibilité collective et des capacités de dissuasion.