Les épisodes de fortes chaleurs qui se sont multipliés cet été ont un impact néfaste sur les forêts luxembourgeoises qui ont été particulièrement touchées par les incendies depuis le début de l’été.
Alors que le Luxembourg sera encore une fois placé, en partie, en vigilance orange jeudi à cause d’un nouvel épisode de chaleur, les conséquences pour la nature inquiètent certains politiques. Dans une question parlementaire rappelant que 2026 pourrait devenir une année record, les députés Claire Delcourt et Mars Di Bartolomeo (LSAP) ont souhaité connaître l’évolution des feux de végétation ces dernières années au Grand-Duché.
Dans sa réponse, le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, a détaillé le nombre d’incendies depuis 2022. Pour la seule année 2026, 85 feux de végétation et 8 feux de forêts, soit 93 incendies au total, ont déjà eu lieu. C’est presque autant que sur toute l’année 2025, qui avait comptabilisé 97 incidents (83 feux de végétation et 14 de forêt), et qu’en 2023 (93 feux de végétation et 6 de forêts). Seule 2022 a fait pire avec 192 incendies, dont 176 feux de végétation et 16 de forêts.
En revanche, Léon Gloden ne peut répondre à une autre question des députés qui souhaitaient savoir combien d’hectares étaient partis en fumée. «Les surfaces brûlées varient mais n’ont pas été documentées selon une méthode statistique uniforme sur la période demandée.»
Une meilleure coordination des acteurs
Alors que la sécheresse semble loin d’être terminée, les parlementaires se demandaient également quelles étaient les priorités de la plateforme Feux de forêts et de végétation. Léon Gloden a rappelé que celle-ci n’est pas un groupe opérationnel qui influence activement les efforts en cours. «Pour la coordination opérationnelle, les acteurs concernés se consultent directement selon les besoins. Par exemple, le CGDIS s’appuie régulièrement sur l’expertise et les connaissances des lieux du forestier compétent lors de la lutte contre les incendies.»
La plateforme a néanmoins favorisé la coopération tout au long de la saison grâce à certaines mesures telles que des conseils aux agriculteurs, un contact régulier entre le CGDIS et MeteoLux, une meilleure coordination entre les pompiers et les communes ou la mise en place de procédures pour l’approvisionnement en eau.