Marc Spautz, le ministre du Travail, confirme que Kyndryl a respecté les procédures légales pour son plan social de 24 suppressions d’emplois.
En août dernier, l’OGBL et le LCGB ont révélé que Kyndryl prévoyait un plan social touchant au moins 24 salariés, dont l’entreprise avait connaissance depuis le 9 juillet. Dans le même temps, le prestataire de services informatiques, implanté à Bertrange, devait intégrer 130 salariés spécialisés dans l’IT et venant de la BIL.
Ce mardi, le ministre du Travail, Marc Spautz, revient sur ces épisodes par le biais d’une question parlementaire posée par les députés socialistes Franz Fayot, Mars di Bartolomeo et Georges Engel. Dans ses réponses, on apprend que le ministre des Finances a été informé des réflexions de la BIL de vouloir procéder à une éventuelle réorganisation de ses services IT en octobre 2025. Une notification relative au transfert d’entreprise de la BIL vers Kyndryl Luxembourg a été reçue par l’ITM en date du 3 août 2026.
Quant à la concordance de ce transfert et d’un plan social, Marc Spautz annonce avoir appris la nouvelle le 12 août 2026 à la suite de la réception de la notification de l’ouverture de négociations en vue de l’établissement d’un plan social transmise par l’ADEM. De son côté, le ministre des Finances a été mis au courant le 19 août 2026 via le communiqué de presse envoyé par les syndicats.
Les délais légaux ont été respectés
Dans ses réponses, Marc Spautz indique que Kyndryl a respecté les délais légaux prévus pour ce type de procédure. L’entreprise ayant notifié par écrit ce projet de licenciement collectif à l’ADEM avant le début des négociations, comme le prévoit la loi. L’ADEM ayant reçu cette notification par Kyndryl le 12 août 2026.
Quant à savoir si le plan social chez Kyndryl a été mentionné au cours du conseil d’administration de la BIL auquel des représentants de l’État auraient assisté, l’État luxembourgeois étant actionnaire à hauteur de 9,99 % dans le capital de la BIL, Marc Spautz répond par la négative. Le ministre rapporte que « la réorganisation des services informatiques a fait l’objet d’un processus de discussion et de décision s’étalant sur plusieurs mois, y compris au niveau du conseil d’administration. Le plan social chez Kyndryl n’y a pas été mentionné. »
Il répète que le conseil d’administration, y compris les représentants de l’État, n’ont été informés du plan social voulu par Kyndryl qu’au moment de la publication du communiqué de presse par les syndicats.
Enfin, sur la question d’un positionnement du gouvernement quant à la simultanéité d’un transfert de salariés d’une banque systémique dans laquelle l’État est actionnaire vers une entreprise qui, au moment même du transfert, procède à des suppressions de postes, le ministre choisit de rester neutre. « La réorganisation des capacités informatiques de la BIL et la mise en œuvre d’un plan social au sein de Kyndryl constituent deux sujets et processus distincts et indépendants. »
Ce lundi 21 septembre, le Financial Times annonçait que la BIL serait mise en vente par son actionnaire majoritaire, le groupe chinois Legend Holdings. Une opération qui avait déjà été évoquée en 2025 et qui pourrait valoriser la banque à plus de 2,5 milliards d’euros.