Les entreprises qui ne garantissent pas le droit à la déconnexion s'exposent désormais à de lourdes amendes, alors que l'hyperconnexion continue de peser sur le quotidien et la santé des salariés.
Depuis le 1er juillet, les entreprises qui ne respectent pas le droit à la déconnexion après le travail risquent gros : entre 251 et... 25 000 euros d'amende, plus précisément.
Instaurée en 2023, une loi impose en effet aux entreprises du pays d'encadrer le rapport au numérique de leurs employés. L'objectif? Que chacun puisse prendre le temps de se déconnecter.
«En théorie, c'est magnifique, c'est un super monde. Dans la pratique, nous n'avons pas assez de recul», exprime, avec prudence, Esther Némouthé, déléguée syndicale du pôle coordination et légal de l'ALEBA.
Pour le syndicat, le droit à la déconnexion est un besoin essentiel. Surtout dans une société où le numérique est omniprésent : «Toute personne qui nous contacte utilise le numérique, que ce soit par mail, internet...», expose d'office la représentante du syndicat.
C'est simple, depuis la pandémie de Covid-19 et l'apparition du télétravail, la part du numérique dans la vie des travailleurs a augmenté de façon exponentielle : «D'abord, il prenait 20 % dans notre vie, puis 40 %, jusqu'à 100 % pendant la pandémie. Aujourd'hui, on est plus autour des 70 %. Les gens ont dû retourner au travail».
Nous sommes connectés à toute heure de la journée. Et cela se ressent aussi dans le travail. ...
Cet article est réservé aux abonnés.
Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.