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Sous surveillance

Pas de vacances pour les politiciens français. Tous n’ont qu’un mot à la bouche et un objectif en tête : la présidentielle. Ce mardi, Marine Le Pen a enfin pu connaître son sort judiciaire et prendre une décision pour savoir si, oui ou non, elle allait participer à la course pour l’Élysée avec un encombrant bracelet électronique à la jambe (lire en page 9). Pour ses militants, une chose est sûre : la justice française est bien dure, finalement, elle qui est fustigée par eux à longueur de journée pour son laxisme.

L’épisode lepéniste passé, la campagne va pouvoir commencer avec des têtes d’affiche qui se dévoilent, des favoris des sondages qui ne se montrent pas encore, de vieux politiciens sur le retour qui attendent leur heure. La situation presse pourtant pour tout le monde : le premier tour aura lieu mi-avril et le second tour le dimanche 2 mai 2027. La date va rapidement arriver et il faudra bien un été, un automne et un hiver à serrer des mains et à tenir des discours pour que le printemps se déroule sereinement.

Pour le moment, le parti de Marine Le Pen continue de caracoler en tête des sondages, que ce soit pour le premier ou le deuxième tour. La France insoumise veut aussi décrocher le pouvoir et mise sur l’inoxydable et décrié Jean-Luc Mélenchon. De son côté, l’ancien Premier ministre de Macron, Édouard Philippe, s’est déclaré et compte bien grappiller des voix et surtout rassembler le centre et la droite traditionnelle pour contrer les extrêmes. Oui, il va faire chaud en France ces prochaines semaines, mais la température va rester élevée après la rentrée. Le pays va devoir choisir la meilleure voie et surtout ne pas dérailler par la suite.

Ce n’est pas gagné quand on entend les paroles lancées en l’air par certains. Des promesses qui risquent de se fracasser sur la réalité de la situation. Encore une fois. Gare aux espoirs déçus et à la casse. Quand on entend les discours qui veulent encore plus fracturer le pays, il y a de quoi s’inquiéter. Chez certains candidats, les boucs émissaires sont tout désignés. Et la colère s’est parfois transformée en haine. Ce vote du printemps prochain s’annonce crucial. Pour la France, mais aussi pour ses partenaires européens.

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