La violence à l'école a fait l'objet d'un débat à la Chambre mardi. Un représentant de parents d'élèves et une pédopsychiatre reviennent sur ce sujet.
Fin février au Limpertsberg, une adolescente de 14 ans attaquait au couteau l’une de ses camarades de classe pendant l’heure du déjeuner. Une agression qui a bien évidemment choqué l'opinion publique, mais qui, au-delà de ce cas particulier, pose question : quand un jeune perd pied, le Luxembourg a-t-il les moyens de le prendre en charge avant la survenue d’un drame éventuel?
Bien que le ministère de l’Éducation nationale ne dispose pas actuellement de chiffres sur le nombre de violences commises au sein des établissements scolaires et malgré l’augmentation de l’effectif du personnel, «la souffrance sur le terrain persiste», a reconnu le ministre Claude Meisch, interrogé sur le sujet mardi en séance publique à la Chambre. Et d'admettre : «Nous devons nous améliorer en matière d’intervention en situation de crise.»
Sur le terrain, Michel Krim, représentant des parents d’élèves du lycée Michel-Lucius dans lequel les deux élèves étaient scolarisées, décrit de son côté une école qui «fait vraiment de son mieux», mais qui finit parfois «devant un mur». Une fois ce constat posé, que faire? La semaine dernière, en conseil d'éducation, le père de famille a appris qu'à la rentrée prochaine, une classe mosaïque pour des jeunes en difficulté de comportement ou présentant des fragilités ...
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