La metteuse en scène, en résidence au TalentLAB, cherche à constituer sa prochaine pièce dans laquelle elle questionne la notion de résistance, entre l’action de son grand-père dans les années 1940 et les combats d’aujourd’hui. Rencontre.
Elle appelle cela le «trésor» familial. En l’occurrence, un coffret rempli de lettres à l’écriture ancienne et au contenu parfois énigmatique. Sara Goerres, 29 ans, n’a pas connu son grand-père Josy, disparu dix ans avant sa naissance. Mais son souvenir reste vif, notamment à travers cette correspondance qu’il entretenait avec un camarade, Albert Ungeheuer. On est alors dans les années 1940, la guerre bat son plein, et depuis le Luxembourg, son aïeul participe activement à la résistance. Au sein des «Patriotes indépendants», on le surnomme «Joséphine» (pour que le réseau clandestin ne soit pas découvert).
Ses activités sont diverses : le renseignement, la propagande et l’aide à la fuite vers la France, jusqu’à Clermont-Ferrand où est situé son ami, en réception. Parmi ces hommes et femmes en danger, à qui l'on fait traverser la frontière discrètement, des Juifs, des déserteurs, des alliés, des réfugiés politiques…
La metteuse en scène se souvient de la fois où son père (qui travaille au musée de la Résistance à Esch-sur-Alzette) lui a montré de faux papiers, alors qu’elle découvre la ...
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