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Commerces ouverts le 9 mai : les syndicats s’insurgent


Les syndicats rejettent toute argumentation laissant penser que les salariés tireraient un bénéfice de cette situation. (Photo : Editpress)

L’ouverture exceptionnelle des commerces le 9 mai suscite la colère de l’OGBL et du LCGB. Les deux syndicats accusent le gouvernement d’affaiblir davantage les droits des salariés du commerce.

Le mot «férié» est-il en train de perdre de son sens ? C’est ce que pointent l’OGBL et le LCGB, ce vendredi, à travers un communiqué dans lequel les syndicats s’insurgent contre l’autorisation qu’a donnée le gouvernement à l’ensemble des communes de bénéficier d’une dérogation pour que les commerces puissent ouvrir leurs portes le 9 mai. Ensemble, ils appellent au respect du droit aux jours fériés des salariés et demandent qu’aucune dérogation supplémentaire ne soit accordée.

Ils rappellent que ce jour, durant lequel on célèbre la Journée de l’Europe, est devenu férié au Luxembourg en 2019. «L’introduction de ce nouveau jour férié avait été placée sous le signe du progrès social, censé offrir aux salariés davantage de temps pour leur vie et leur famille.»

Un objectif dont on s’éloigne, selon les syndicats, consternés de voir que «le gouvernement, les communes et les entreprises concernées tournent une nouvelle fois le dos aux salariés du secteur du commerce et leur enlèvent ainsi l’un des derniers véritables jours fériés de l’année».

L’OGBL et le LCGB dénoncent ces dérogations octroyées à la veille de l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi, qui va déjà venir restreindre les droits des salariés, et qui aggravent donc la situation à venir. Ils se désolent de voir «que les salariés du commerce continuent à être traités comme des salariés de seconde classe».

Ils rejettent toute argumentation laissant penser que les salariés tireraient un bénéfice de cette situation grâce aux majorations pour jour férié et appuient le fait que «si le gouvernement ou les employeurs se souciaient réellement du pouvoir d’achat des salariés, c’est une augmentation du salaire social minimum qui devrait être entreprise».

Enfin, ils notent qu’aucune demande n’a été exprimée par les salariés, les employeurs et les clients quant à cette extension des heures d’ouverture.

«Si les prochains jours fériés devaient également se transformer en jours fériés ouverts, des actions syndicales appropriées, y compris au cours des jours fériés, seraient envisagées», concluent les syndicats.

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