Avec le pays placé en vigilance rouge probablement jusqu’à la fin de la semaine, déi Lénk s’inquiète de la sécurité au travail en cas de canicule et appelle le gouvernement à ordonner l’arrêt des activités.
«La vague de chaleur actuelle frappe le Luxembourg de plein fouet et une fois de plus, ce sont les travailleuses et travailleurs qui en paient le prix.» Le communiqué de la Gauche n’y va pas par quatre chemins, alors que le droit luxembourgeois ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle le travail devrait être interrompu. Après avoir taxé le gouvernement d’inaction à la fin du mois de mai lors de la première vague de chaleur et rappelé la motion déposée pour l’intégration des pathologies liées au changement climatique dans la liste des maladies professionnelles, déi Lénk tape à nouveau du poing sur la table.
Face aux «recommandations non contraignantes» d’un gouvernement qui semble s’en remettre à la bonne volonté des entreprises, le parti exige «l’arrêt obligatoire du travail dès l’atteinte de températures dangereuses pour la santé», pour les activités particulièrement exposées en plein air et dans des espaces non climatisés, comme sur les chantiers, dans l’agriculture, dans la livraison et le nettoyage. La Gauche demande le maintien intégral du salaire et des mesures contraignantes pendant les épisodes de canicule, mettant fin à une situation qu’elle juge «inacceptable».
Les travailleurs extérieurs, «premières victimes»
«La crise climatique rend ces situations extrêmes plus fréquentes et plus intenses. Celles et ceux qui travaillent déjà dans des conditions précaires et n’ont aucune possibilité de se protéger eux-mêmes en sont les premières victimes. déi Lénk demande au ministre du Travail d’agir sans délai et de régler par voie légalement contraignante la protection des salariés lors des chaleurs extrêmes. Le droit à un environnement de travail sûr ne souffre aucune exception.»
Par voie de communiqué, le ministère du Travail a répondu qu’en ce qui concerne «les entreprises œuvrant dans les secteurs du bâtiment et du génie civil ainsi que dans les branches artisanales connexes, dont l’activité normale se déroule sur les chantiers, le ministère du Travail tient à rappeler que « sur demande des personnes ou services de protection et de prévention de l’entreprise concernée, le ministre ayant l’Emploi dans ses attributions (…) peut, en cas de chaleur exceptionnelle, admettre au bénéfice des dispositions du présent chapitre les salariés dont l’accomplissement du travail est rendu dangereux eu égard à leur santé ou leur sécurité par suite de l’effet direct et immédiat de la chaleur et de ses conséquences ».»
Dans son bulletin à la mi-journée, MeteoLux rappelait que l’ensemble du pays est sous vigilance rouge au minimum jusque mercredi matin (et d’après les prévisions, vraisemblablement jusque dimanche), indiquant que «l’épuisement dû à la chaleur et le coup de chaleur sont probables, même en cas d’exposition limitée et lors d’une activité physique légère.» Les secours sont constamment sollicités et multiplient les interventions.