Une vague d’indignation a secoué les réseaux sociaux après la publication par la direction de la Défense d’une «proposition alternative» de billets en euros illustrés d’équipements militaires.
La semaine dernière, la direction de la Défense a publié sur les réseaux sociaux une «proposition alternative» pour les futurs billets en euros. Et le choix d’y intégrer des appareils militaires a suscité une vague d’indignations. Quelques heures après la polémique, le ministère s’était excusé et regretté «que les visuels aient pu prêter à confusion et heurter des sensibilités». Il précisait également que la ministre de la Défense, Yuriko Backes, n’avait pas validé cette proposition.
Interpellée par la députée Taina Bofferding (LSAP) et son collègue socialiste Yves Cruchten, la ministre a répondu à son tour à la polémique. «Aussi sincère que soit l’intention à l’origine de cette participation, je comprends pleinement l’émotion suscitée par les visuels publiés. C’est pourquoi j’ai ordonné leur retrait dès le soir même», explique-t-elle.
Dans sa réponse, elle rappelle que la communication sur la défense impose «une responsabilité particulière, en matière d’équilibre, de transparence et de rigueur» et affirme ne pas promouvoir une «culture militariste».
«D’un côté, il est essentiel d’expliquer comment des moyens militaires concrets protègent ce qui nous unit : la paix, la démocratie, la liberté et l’ensemble de nos valeurs fondamentales. De l’autre, nous devons le faire sans jamais banaliser la gravité de ces outils», développe Yuriko Backes.