[Mondial-2026] Après 27 jours de compétition et 96 matches, le Mondial-2026 attaque des quarts de finale jeudi que les huit sélections – six européennes, une africaine et une sud-américaine – abordent dans des dynamiques variées.
France et Maroc, sûrs de leurs forces
Les Bleus et les Lions de l’Atlas se retrouvent jeudi en quart de finale du Mondial-2026 à Foxborough, dans un remake de la demi-finale remportée en 2022 au Qatar par la France (2-0).
Contrairement au Mondial-2022, où ils s’étaient inclinés lors du troisième match de poule face à la Tunisie (1-0), les Français vont défier le Maroc en ayant remporté leurs cinq premiers matches et avec une attaque de feu portée par les sept réalisations de Kylian Mbappé.
Face aux rugueux Paraguayens samedi en huitième de finale (1-0), ils ont montré un autre aspect de leur jeu. «Ils pensaient qu’on allait venir jouer en smoking, faire des belles actions et des une-deux mais on sait faire le sale football aussi», avait alors expliqué le n° 10.
Le Maroc a, lui, concédé deux matches nuls, en ouverture face au Brésil puis en 16e de finale face aux Pays-Bas (1-1). Mais les coéquipiers d’Achraf Hakimi s’en sont sortis aux tirs au but face aux Oranje avant de confirmer leur bonne forme en balayant le Canada (3-0) en huitièmes, portés par le double buteur Azzedine Ounahi et le double passeur Brahim Diaz.
Les deux sélections pourraient devoir composer avec un absent de marque : le milieu français Aurélien Tchouaméni, victime d’une blessure aux adducteurs, et l’attaquant marocain Ismael Saibari, touché à une cuisse, sont incertains.
Espagne infranchissable, Belgique rassurée

Dani Olmo et la Roja sont la seule équipe à ne pas encore avoir encaissé le moindre but depuis le début de cette Coupe du Monde. (Photo : afp)
Victorieuse du choc des huitièmes de finale face au Portugal de Cristiano Ronaldo, l’Espagne entend poursuivre sa montée en puissance dans ce Mondial vendredi, face à des Belges revenus de nulle part face au Sénégal et rassurants face aux États-Unis.
Le match nul inaugural face au Cap-Vert (0-0) semble bien loin pour la Roja : elle a depuis rassuré sur son niveau, grâce notamment à l’entrée dans le onze de départ de Dani Olmo, souvent détonateur du jeu offensif espagnol et est la seule équipe à ne toujours pas avoir encaissé de but dans la compétition.
Si le réveil de Lamine Yamal, encore peu en vue face au Portugal, tarde, les Belges devront trouver sérénité et solidité en défense, eux qui ne comptent qu’un clean-sheet dans ce Mondial, face à l’Iran (0-0).
Mais ce sont des Diables rouges rassurés qui arrivent à Los Angeles : miraculés face au Sénégal (3-2 a.p.), après avoir été menés 2-0 jusqu’à la 85e minute, les Belges ont dominé de la tête et des épaules les États-Unis en huitième avec un onze de départ dépourvu de ses stars De Bruyne, Lukaku et Doku mais où De Ketelaere, Raskin ou encore Trossard ont brillé.
Norvège patronne, Angleterre à l’expérience

La Norvège comptera sur son cyborg Erling Haaland pour tenter de se hisser en demi-finales contre l’Angleterre. (Photo : afp)
La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde vendredi à Miami en ayant déjà prouvé son statut d’outsider et défie des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.
Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections. Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant. Seul accroc : une large défaite contre la France (4-1), mais concédée avec un onze de départ totalement remanié.
Les Anglais ne comptent eux aucune défaite – seulement un nul face au Ghana (0-0) – et retrouvent le sol étasunien forts d’une victoire solide face au Mexique à l’Azteca (3-2) après avoir été réduits à 10 avant l’heure de jeu.
Argentine renversante, Suisse inconstante

Sans être dominateurs, les champions du monde argentins peuvent s’en remettre au talent exceptionnel de Leo Messi, toujours fantastique à 39 ans. (Photo : afp)
Déjà poussée en prolongation face au Cap-Vert en seizièmes, l’Argentine a frôlé l’élimination face à l’Égypte mercredi : de quoi voir son statut de favori quelque peu écorné avant de défier, vendredi à Kansas City, la Suisse, aux performances pas toujours abouties depuis le début de la Coupe du monde.
Menés 2-0 à 11 minutes de la fin du match face aux Pharaons, les champions du monde en titre s’avancent en miraculés vers les quarts de finale, portés par l’inépuisable et toujours aussi décisif Lionel Messi, déjà auteur de huit buts dans ce Mondial.
Mais l’Albiceleste a aussi étalé ses failles défensives dans les rencontres à élimination directe, elle qui avait déjà encaissé deux buts face au Cap-Vert. Aux Helvètes d’en profiter, même si leur principale arme offensive depuis le début de cette Coupe du monde, le jeune Johan Manzambi (3 buts), a manqué face à la Colombie (0-0 a.p., 4 t.a.b à 3) et reste incertain pour vendredi, après s’être blessé lundi à l’entraînement.