À Pessac, dans les ateliers sécurisés de la Monnaie de Paris, Le Quotidien a suivi le Grand-Duc Guillaume au plus près de la fabrication des huit nouvelles pièces luxembourgeoises.
Pendant quelques heures, on a presque eu l'impression d'être entré dans le coffre-fort de Picsou. Partout, des pièces. Des montagnes de pièces. Certaines encore vierges, d'autres fraîchement frappées, d'autres enfin prêtes à être conditionnées avant de rejoindre les banques.
À cela s'ajoutent le vacarme incessant des presses, le cliquetis métallique des euros qui dégringolent dans d'immenses bacs d'acier et les contrôles de sécurité qui rappellent à chaque instant que l'on ne visite pas une usine comme les autres.
La Monnaie de Paris à Pessac a accueilli un cortège un peu spécial mardi matin. (Photo : sip)
Bienvenue à la Monnaie de Paris, sur son site de Pessac, près de Bordeaux. Un lieu où il est interdit d'entrer avec la moindre pièce… mais surtout d'en ressortir avec une. Ici, même les salariés quittent quotidiennement les ateliers après plusieurs contrôles. Mardi, une exception a pourtant été faite. Parce que l'invité du jour n'était pas n'importe qui!
Le Grand-Duc Guillaume est en effet venu en personne assister à la naissance des huit nouvelles pièces luxembourgeoises qui porteront désormais son effigie.
Casque sur la tête, blouse blanche sur les épaules, le souverain traverse les ateliers, entouré d'une délégation tout aussi reconnaissable. Un cortège qui détonne dans cette usine, et suscite nombre de regards curieux de la part des ouvriers. Après tout, ce n'est pas tous les jours que la personne dont on grave le portrait déambule au milieu des presses.
Une pièce qui naît bien avant le métal
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, une pièce ne naît pas sous une presse. Elle commence sa vie… sur une feuille blanche.
«Il y a d'abord toute la partie dessin», raconte Nicolas Crozon, graveur. «On reçoit les demandes du client, on imagine plusieurs projets, puis il y a énormément d'échanges avant d'obtenir un dessin qui lui convienne totalement.»
Pour la pièce ...
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