Accueil | A la Une | Face au changement climatique, la capitale mise sur la végétalisation

Face au changement climatique, la capitale mise sur la végétalisation


Le concept va servir de référence pour les décisions d’aménagement des dix à quinze prochaines années. (Photo : fabrizio pizzolante)

La Ville de Luxembourg s’est dotée d’un concept global de végétalisation destiné à orienter ses futurs aménagements urbains. Il s’accompagne dès cet été d’une phase d’expérimentation dans quatre quartiers.

La Ville de Luxembourg a adopté un concept global de végétalisation destiné à guider l’aménagement de la capitale sur le long terme afin de répondre aux effets du changement climatique tout en améliorant le cadre de vie. Élaboré par le bureau d’études Zeyen+Baumann, ce document constitue un cadre stratégique appelé à orienter les futurs projets urbains et à servir de référence pour les décisions d’aménagement des dix à quinze prochaines années.

Le concept repose sur une analyse de l’ensemble du territoire urbanisé de la capitale et identifie les secteurs où les besoins de végétalisation sont jugés prioritaires en raison notamment des îlots de chaleur, des risques d’inondation, d’érosion ou de ruissellement, du manque de continuités écologiques ou d’une faible présence d’espaces verts de proximité. Trente-sept sites ont ainsi été recensés et classés selon leur potentiel de transformation et la complexité des interventions à réaliser.

Le document fixe cinq objectifs stratégiques : favoriser une gestion durable de l’eau, améliorer la qualité de l’environnement urbain, valoriser le paysage de la ville, renforcer la qualité de vie dans les quartiers résidentiels et mieux relier les espaces verts afin de soutenir la biodiversité, les corridors écologiques et la circulation de l’air frais.

Parmi les mesures envisagées figurent la création de nouveaux parcs et corridors écologiques, la plantation d’arbres, la renaturation de certains cours d’eau, la végétalisation des bâtiments grâce aux toitures et façades végétalisées ainsi que le développement de solutions favorisant la présence de la nature dans l’espace urbain.

Sept projets identifiés comme prioritaires

Le diagnostic s’appuie sur plusieurs critères, parmi lesquels les risques liés aux fortes chaleurs, aux précipitations intenses, à la qualité de l’air, au déficit de couvert arboré, à la biodiversité ou encore à l’accessibilité des espaces verts.

Il doit permettre de hiérarchiser les interventions et d’évaluer leur efficacité au moyen d’indicateurs portant notamment sur l’augmentation du couvert arboré, des surfaces végétalisées ou des connexions écologiques.

Sept projets ont été retenus pour lancer la mise en œuvre de cette stratégie. Ils concernent notamment le réaménagement du centre de Bonnevoie, la transformation de la place de France, la création d’espaces de détente près de la cité jardinière, la végétalisation de la façade du bâtiment administratif Rocade, le réaménagement de l’entrée de la Grand-Rue et de la rue Notre-Dame, la troisième phase de renaturation de la vallée de la Pétrusse ainsi que la végétalisation de la Rocade de Bonnevoie.

Le document intègre également plusieurs projets déjà engagés ou en préparation, comme la végétalisation des cours des écoles Henri VII et Demy Schlechter, le réaménagement de la place «Op der Schmëtt», au Grund, ainsi que les programmes Tiny Forests et Trees in the City – Business in Action. Ces différentes initiatives participent à l’objectif de la Ville de planter 30 000 arbres d’ici à 2030, dont près de 14 000 ont déjà été mis en terre.

Des aménagements temporaires pour tester les usages

Parallèlement à cette stratégie, la Ville lance l’initiative «Mäi Quartier – Meng Plaz», qui se déroulera du 16 juillet au 13 septembre. Ce programme fait suite aux démarches participatives menées en 2024 dans le cadre des «Quartierspläng», des Apéri’tours et de l’Ideation Lab. Il vise à expérimenter, avant d’éventuels aménagements définitifs, certaines propositions formulées par les habitants.

Quatre sites sont concernés : la place Léon-XIII à Bonnevoie, la place de France à Belair, la place de Roedgen à Cessange et un espace situé dans la cité jardinière. Les installations comprendront notamment du mobilier urbain, des plantations en bacs, des dispositifs d’ombrage, des fontaines d’eau, des espaces de rencontre ainsi qu’une programmation d’activités assurée par des associations, institutions et partenaires locaux.

Selon la Ville, ces aménagements temporaires permettront d’observer les usages, de recueillir les retours des habitants et d’alimenter la conception des futurs projets d’aménagement pérennes.

Les citoyens peuvent d’ailleurs contribuer à leur échelle à la végétalisation de la ville. Ils seront aidés par des ateliers, des fiches pratiques, un cadastre du potentiel des toitures vertes et des aides dédiées.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.