NANCY Gravement malade, le tueur en série messin, condamné pour onze meurtres dont cinq en Lorraine, a été admis en début de semaine dans une unité hospitalière sécurisée.
En prison depuis son interpellation en janvier 1992 par le gendarme Jean-François Abgrall, Francis Heaulme, 67 ans, a été admis en début de semaine au sein de l’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Nancy-Brabois. Cette unité couvre tout le Grand Est et dessert 25 établissements pénitentiaires. Ce service est dédié aux détenus nécessitant des soins médicaux sous haute surveillance.
La structure spécifique équipée de 17 lits accueille des détenus dans un cadre strictement encadré sur le plan sécuritaire. En UHSI, les malades passent, en moyenne, quelques jours. Certains y meurent parfois. Comme ce fut le cas d’Émile Louis le 20 octobre 2013. Le tueur en série de l’Yonne et tortionnaire de jeunes femmes vulnérables y a rendu son dernier soupir à l’âge de 79 ans.
Huit procès et onze meurtres
Francis Heaulme, qui est surnommé le «routard du crime», serait sujet à des problèmes cardiaques. Selon nos sources, il existe également un fort soupçon de cancer du poumon. Il a été condamné lors de huit procès pour un total de onze meurtres, commis entre 1984 et 1992. Il a écopé de la perpétuité à trois reprises et de 30 ans trois fois également.
Cinq de ses onze victimes ont été tuées en Lorraine : Laurence Guillaume, en 1991 près de Rugy (57), Lyonelle Gineste, en 1984 à Montauville (54), près de Pont-à-Mousson, Annick Maurice, en 1986 à Ogy (57), et Alexandre Beckrich et Cyril Beining, âgés de 8 ans et tués à coups de pierres en septembre 1986, dans ce que la presse a nommé le double meurtre de Montigny-lès-Metz (57).
Eric Nicolas
(Le Républicain lorrain)