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Paris-Luxembourg à pied : un périple de 374 km pour les enfants atteints de cancer


Ilan Shoels et Keyvan Safavi devant la Gëlle Fra. (Photo : emilie dias)

Keyvan Safavi et Ilan Shoels, deux jeunes Luxembourgeois, vont parcourir 374 kilomètres entre la France et le Luxembourg dans le but de lever des fonds pour la Fondatioun Kriibskrank Kanner.

Ils avaient gravi le mont Blanc en juin 2025, ils s’attaquent désormais à un nouveau défi. Keyvan Safavi et Ilan Shoels (réalisateur pendant l’ascension du plus haut sommet d’Europe) partiront dans quelques semaines à Paris pour réaliser un challenge sportif. Leur but : rejoindre la capitale française à celle du pays. Et plus précisément : de la tour Eiffel à la Gëlle Fra.

 

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Pour rallier les deux monuments emblématiques des deux villes, les deux jeunes du Grand-Duché marcheront pendant 374 km. «Nous avons prévu entre 9 et 10 jours de marche (30 à 40 km par jour). Si tout se passe bien, nous arriverons à Luxembourg le jour de la fête nationale, le 23 juin», explique Keyvan Safavi. Pour la première fois, les deux sportifs avides de sensations fortes filmeront en direct sur leurs réseaux sociaux leur périple. «On demandera à notre communauté de nous proposer des challenges, par exemple, un test de pureté ou se raser la moitié de la barbe», sourit Ilan Shoels.

Derrière cette aventure, le but est de récolter des dons pour la Fondatioun Kriibskrank Kanner qui soutient les enfants atteints d’un cancer. «Nous mettrons un lien sur le livestream et ceux qui souhaitent donner quelque chose pourront le faire directement», précise Keyvan Safavi. À leur arrivée dans la capitale, ils remettront le chèque à l’ASBL luxembourgeoise. Et un invité de marque est peut-être prévu. «Nous avons fait une demande pour que le Grand-Duc soit aussi présent. Nous avons reçu une réponse favorable, mais pas encore un accord. Pour nous, cela serait un honneur et cela donnera un impact encore plus important au projet», poursuit Keyvan Safavi.

Une aventure dans le train le plus dangereux du monde

Comme pour le mont Blanc, les deux Luxembourgeois filmeront l’intégralité de leur périple. Mais pas question cette fois-ci de réaliser un documentaire. «Nous ferons un reportage sous forme de vlog», précise Ilan Shoels. Depuis le mont Blanc, de nombreuses choses ont changé dans la vie des deux hommes. «On commence doucement à avoir une petite communauté. Grâce à ce projet, on a aussi fait le tour des lycées pour notre film. Cela nous a permis de vraiment nous rapprocher des jeunes et de transmettre notre message. On a pu discuter avec des jeunes déscolarisés, par exemple. C’était une très belle expérience et très enrichissante», confie Keyvan Safavi. Des changements qui ont été aussi du côté professionnel. L’aventure du mont Blanc les a conduits à la création de leur propre société de production de vidéos. «C’est quasiment notre métier à plein temps. On produit aussi des campagnes long format avec des associations ou des marques. Nous avons toujours notre activité à côté, c’est difficile d’en vivre totalement», explique le coach sportif luxembourgeois.

 

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Depuis l’ascension du plus haut sommet d’Europe, les Luxembourgeois ont réalisé d’autres aventures, dont une toute récente qui s’est déroulée en mars. «Avec Ricardo Matache, mon coéquipier pendant le mont Blanc, nous sommes allés en Mauritanie où nous avons pris le train le plus dangereux du monde pendant 18 heures. Ce n’est pas un train de transport, mais de minerai. Nous avons aussi brandi le drapeau luxembourgeois. Nous avons aussi fait un documentaire en luxembourgeois», indique Keyvan Safavi. «Le but de ces projets est toujours d’importer des concepts qui existent en Europe ou ailleurs dans le pays et de mettre notre touche de Luxembourgeois», poursuit-il. Pour financer ces projets, l’équipe dispose de quelques sponsors ou du soutien de certaines institutions au Grand-Duché. «Nous n’avons pas de subventions du ministère. Nous avions déjà déposé un dossier, sans succès. Ils ont des critères bien spécifiques», regrette Keyvan Safavi.

Après le mont Blanc, la Mauritanie et bientôt Paris, les Luxembourgeois ont encore d’autres projets en tête. «On a encore plein d’idées. On compte par exemple faire une immersion au sein de l’armée luxembourgeoise», conclut Keyvan Safavi, enthousiaste.

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