Le Parti communiste (KPL) monte à son tour au créneau pour fustiger la décision du gouvernement CSV-DP de ne pas augmenter de manière structurelle le salaire social minimum.
Présenter l’ajustement bisannuel et le versement de la prochaine tranche indiciaire comme une «hausse» du salaire minimum constitue, aux yeux du KPL, une «tromperie» à l’égard des bénéficiaires de ce revenu. En outre, le refus d’une augmentation structurelle constituerait une «véritable déclaration de guerre aux syndicats».
Pour le parti, le fait que l’exécutif – qu’il qualifie de «prolongement du patronat» – envisage en parallèle d’accorder de nouvelles «compensations» aux entreprises via les recettes fiscales publiques constitue un pas supplémentaire jugé inacceptable. Cette orientation montrerait, selon le KPL, qu’il est temps d’abandonner «toute illusion» quant à la capacité du partenariat social à répondre aux revendications des travailleurs. Seule une mobilisation syndicale et politique, appuyée par des «actions de masse», serait à même de faire évoluer la situation, à l’image de la manifestation du 28 juin dernier, qui a rassemblé, selon les syndicats, 25 000 personnes.
Le KPL maintient sa revendication d’une hausse structurelle de 500 euros par mois du salaire minimum et de la pension minimale. Une mesure qui, selon lui, permettrait de sortir durablement les concernés de la précarité. Le parti annonce par ailleurs son soutien aux actions de protestation annoncées par l’union syndicale OGBL-LCGB, si celles-ci venaient à se concrétiser prochainement.