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Trump reçoit Netanyahu, qui demande une pression américaine maximale sur l’Iran


Le Premier ministre israélien, menacé d'élections anticipées, espère peut-être aussi glaner un peu de capital politique. (Photo : afp)

Donald Trump reçoit mercredi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui veut le convaincre d’exercer une pression maximale sur l’Iran.

Avant cette rencontre, la septième depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain a multiplié des signaux mouvants, entre espoirs d’accord et menaces militaires contre Téhéran.

Enjeux pour Netanyahu

«Il faut inclure dans toute négociation (entre l’Iran et les États-Unis) la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien à l’axe iranien», c’est-à-dire aux groupes armés liés à Téhéran dans la région, a souligné Benjamin Netanyahu, qui présente la République islamique comme une menace existentielle pour son pays.

La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d’environ 2 000 kilomètres de l’Iran.

Benjamin Netanyahu répète depuis des années que l’action militaire est le seul moyen de résoudre une fois pour toute la question nucléaire iranienne. Les États-Unis avaient bombardé des sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.

Le Premier ministre israélien, menacé d’élections anticipées, espère peut-être aussi glaner un peu de capital politique en s’affichant avec Donald Trump, très populaire en Israël.

Depuis l’Australie où il effectue un déplacement, le président israélien, Isaac Herzog, a dit espérer que la rencontre entre les deux dirigeants permettra de lutter contre «l’empire du mal» que représente selon lui l’Iran.

À Washington, Netanyahu a rencontré mardi soir l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Ils «ont discuté de questions régionales et ont fait le point sur le premier cycle de négociations qu’ils ont tenu avec l’Iran vendredi dernier», selon un communiqué du Premier ministre israélien.

Où en est Trump?

«Je préférerais faire un accord. Il faut que ce soit un bon accord, pas d’arme nucléaire, pas de missiles, pas de ci, pas de ça», a dit le président américain mardi sur Fox Business.

Il a lancé que les Iraniens seraient «idiots» de refuser, tout en semblant remettre en cause la crédibilité du pouvoir iranien, lequel a selon lui été «très malhonnête» par le passé.

Donald Trump a aussi déclaré au site Axios qu’il «réfléchissait» à renforcer avec un second porte-avions l’armada navale déployée par les États-Unis dans la région.

En cas de négociations, «Trump doit pouvoir montrer que l’accord, si accord il y a, est nettement meilleur que celui dont il est sorti», conclu à Vienne en 2015 et dénoncé par le républicain en 2018 lors de son premier mandat, estime Guy Ziv, professeur associé en politique étrangère à l’American University.

«Une manière d’assurer cela est bien sûr d’inclure les missiles», qui n’étaient pas couverts dans l’ancien accord, mais il est «hautement improbable que les Iraniens l’acceptent», rappelle-t-il.

Les pourparlers

Après de premiers pourparlers le 6 février à Oman, Washington et Téhéran ont dit vouloir poursuivre le dialogue, même si leurs positions semblent très éloignées.

L’Iran ne veut discuter que de son programme nucléaire.

Les États-Unis veulent inclure aussi la limitation des capacités balistiques et l’arrêt du soutien à des groupes armés hostiles à Israël, comme les rebelles Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.

Mardi, Téhéran a appelé les États-Unis à résister aux «influences destructrices» qui pourraient faire dérailler la reprise des discussions, accusant Israël d’agir «en saboteur».

En 2024, l’Iran a lancé deux attaques de missiles contre Israël. Lors de la guerre de 12 jours en juin 2025, les États-Unis s’étaient joints à leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens dont celui de Natanz.

Donald Trump ne cesse, encore aujourd’hui, de vanter le succès et la puissance de cette opération même si des doutes subsistent quant à l’ampleur de son impact sur les capacités iraniennes.

Cisjordanie

Israël a décidé de renforcer son emprise sur les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait permettre d’étendre les colonies en Cisjordanie, s’attirant de nombreuses condamnations internationales.

Donald Trump «ne soutient pas l’annexion de la Cisjordanie par Israël», a répété lundi soir un responsable de l’administration Trump.

Les États-Unis, principal allié d’Israël, se sont toutefois abstenus de toute critique ouverte.

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