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Accord de cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences


Vue des destructions causées par des frappes aériennes israéliennes dans la localité d'Al-Qlailah, dans le sud du Liban. (Photo : afp)

Le regain de violences entre Israël et le Hezbollah pro-iranien a fait vaciller le protocole d’accord à peine signé entre États-Unis et Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les frappes israéliennes ont fait 47 morts et près d’une centaine de blessés dans le sud du Liban, selon un nouveau bilan des autorités libanaises. L’armée israélienne a fait état de son côté de la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé. Il s’agit du bilan le plus lourd depuis l’annonce de la conclusion de l’accord irano-américain lundi, qui prévoit un arrêt des hostilités «sur tous les fronts, y compris au Liban » – un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté.

Israël «fera payer un prix très lourd au Hezbollah», a réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’annonce de la mort des militaires, jurant que l’armée resterait dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire».

«Tout le Liban doit brûler», a menacé son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, qui avait exprimé ses réticences envers l’accord. En réaction à ces propos, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé Israël de vouloir «la guerre permanente».

L’armée israélienne a affirmé avoir frappé «plus de 80 cibles» et tué «des dizaines» de membres du Hezbollah.

Le groupe chiite a lui dénoncé «des massacres de civils». Ses combattants «défendront leur terre et leur peuple avec un grand courage et un esprit de sacrifice», a-t-il assuré avant l’annonce d’une trêve.

Le cessez-le-feu a été négocié par les médiateurs américains et qataris à la suite de discussions avec Israël et l’Iran.

Report sine die des négociations

Parallèlement, le gouvernement suisse a annoncé le report sine die des négociations prévues vendredi dans le pays entre Téhéran et Washington, censées lancer un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire et mener à un accord final.

La semaine avait démarré sur une note optimiste, avec l’annonce d’un accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël. Les hostilités ont fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, qui ont secoué l’économie mondiale.

«Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi», a souligné l’ayatollah, qui n’a pas été vu en public depuis qu’il a succédé en mars à son père Ali Khamenei, tué dans les bombardements israélo-américains sur l’Iran.

En attendant, le trafic a repris dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures : 25 navires commerciaux l’ont franchi jeudi, un volume inédit depuis mi-avril et cinq fois supérieur à la moyenne sur les dix premiers jours de juin, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine.

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