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Nora Back : «Nous avons dû nous battre pour chaque euro»


«Contrairement à de nombreuses tripartites du passé, nous avons certes fait des concessions, mais sans devoir payer un prix trop élevé», estime Nora Back, qui a mené les négociations aux côtés de Patrick Dury, le président du LCGB. (Photo : alain rischard)

Une semaine après la signature de l'accord tripartite, Nora Back, la coprésidente de l'Union des syndicats OGBL-LCGB, tire le bilan de négociations qu'elle décrit comme longues, intenses et particulièrement difficiles. La hausse du salaire minimum de 200 euros net a permis de débloquer la situation.

Le «Paquet résilience», destiné à contenir l'inflation, soutenir le pouvoir d'achat et préserver la compétitivité des entreprises, satisfait globalement l'union OGBL-LCGB. La coprésidente Nora Back formule toutefois quelques réserves et se projette déjà vers les prochains chantiers sociaux, notamment au sein du Comité permanent du travail et de l'emploi (CPTE).

Avec un peu de recul, quel regard portez-vous sur le déroulement des négociations?

Nora Back : Je suis satisfaite qu’un accord ait finalement pu être trouvé, mais il ne faut pas sous-estimer la difficulté des négociations. Ce que l’on n’a pas forcément vu de l’extérieur, c’est que les tractations ne se sont pas arrêtées après l’annonce de l’accord de principe. Nous avons continué à discuter tout au long du week-end. Les échanges ont été extrêmement intenses, du samedi matin jusqu’au milieu de la nuit. Le dimanche, les discussions se sont poursuivies par téléphone. En réalité, nous n’avons trouvé la formulation définitive de l’accord que le lundi matin. Les discussions étaient longues, tendues et particulièrement exigeantes.

Quels étaient encore les points de blocage pendant le week-end? Le salaire minimum était-il toujours en discussion?

Non. Une fois le dossier du salaire minimum réglé, il n’a pas été remis en question. D’ailleurs, durant les journées de négociation à Senningen, il constituait clairement le principal point de blocage. Dès que nous avons trouvé un terrain d’entente sur ce sujet, les choses se sont débloquées assez rapidement. Ce qui restait à finaliser concernait surtout les dossiers liés au dialogue social. Je pense notamment au logement, à la cellule de reclassement et au comité de suivi tripartite. Ce sont ces éléments qui ont encore occupé les discussions tout au long du week-end.

Comment êtes-vous parvenus à un compromis sur le salaire minimum alors que le patronat y était fermement opposé et que le gouvernement estimait déjà avoir fait un effort avec l’ajustement de 3,8 % décidé auparavant?

Il faut rappeler que c’est ...


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