ROLEX PARIS MASTERS Nouveau n° 1 mondial, Alexander Zverev s’est agacé de devoir justifier qu’il n’est pas un numéro un mondial par défaut, après son élimination d’entrée.
Zverev a longtemps traîné la réputation de meilleur joueur de l’histoire à n’avoir jamais remporté un Majeur, après trois finales perdues (New York 2020, Paris 2024 et Melbourne 2025).Mais même s’il a brisé le plafond de verre cette année, il n’a remporté jusqu’ici que trois victoires en douze matches contre des joueurs du top 10. Un ratio (25 %) bien en dessous de ceux d’Alcaraz (17-4) et Sinner (19-4) en 2025.
«Quand je le vois jouer, je vois quelqu’un qui joue beaucoup trop passivement, beaucoup trop défensivement dans les moments décisifs», analysait en 2024 le Suisse Roger Federer, lauréat de 20 titres en Grand Chelem.
Mais cette «petite fenêtre» d’opportunité, sans Alcaraz et Sinner, lui a permis de prendre une «nouvelle dimension» avec deux titres susceptible de définitivement le «libérer», anticipe Guy Forget, ancien n° 4 mondial.
Pourtant, son palmarès en ferait rougir plus d’un : outre ses deux Majeurs, l’Allemand a tout gagné, ou presque, avec 26 titres dont l’or olympique à Tokyo et deux Masters de fin de saison.
Son parcours atypique, aussi, devrait susciter une certaine empathie, notamment le fait d’être un tel champion en étant diabétique, souligne Cédric Pioline, directeur du Masters 1000 de Paris.
Le principal intéressé, lui, s’est dit «impatient» de se mesurer aux deux ex-n° 1 mondiaux «en pleine santé», dès janvier 2027 à Melbourne.