GP DU BRÉSIL Une semaine après le sacre de son pilote Kimi Antonelli, plus jeune champion du monde de l’histoire, l’écurie Mercedes peut décrocher le titre constructeur ce week-end, qui verra aussi Max Verstappen, Lewis Hamilton et George Russell se battre pour la deuxième place au classement.
À quatre GP (Brésil, Las Vegas, Qatar et Abou Dhabi) de la fin de saison – si tant est que ceux du Golfe aient bien lieu, en fonction de la situation militaire au Moyen-Orient –, Russell est devancé par son compatriote aux sept couronnes mondiales, Lewis Hamilton (259 pts) et par le Néerlandais Max Verstappen (261) qui en a quatre (2021-2024) et fait une remontée spectaculaire en cette fin de saison.
Russell, considéré comme favori pour le titre en début de saison, a fait son autocritique et a félicité son coéquipier et rival italien, tout en «croisant les doigts que la chance revienne un peu», alors qu’il a enchaîné les coups du sort et les avaries mécaniques sur sa Mercedes.
Antonelli a remporté neuf Grands Prix, dès sa deuxième saison en F1, et a été troisième à Mexico, devenant le plus jeune champion du monde de l’histoire de cette discipline et le premier Italien depuis le sacre d’Alberto Ascari en 1953.
L’image du jeune homme au visage d’adolescent, porté en triomphe sur le podium à Mexico par les «vétérans» Hamilton (41 ans) et Verstappen (29 ans) a fait le tour du monde.
«Je vais faire encadrer cette photo et l’accrocher chez moi, c’est un moment incroyable», s’est extasié Antonelli.
Il avait été repéré, choisi et couvé par la filière Mercedes F1 et Toto Wolff, lequel a reconnu avoir «laissé tomber George (Russell) qui mérite de pouvoir se battre pour une meilleure place».
«Quitte ou double»
São Paulo sera aussi l’occasion de départager les deux Ferrari d’Hamilton et de Charles Leclerc (cinquième, 245 points) après avoir risqué l’accrochage en début de course au Mexique, l’Anglais accusant le Monégasque d’avoir joué à «quitte ou double».
Verstappen avait profité de la lutte fratricide entre les monoplaces rouges pour remporter sa troisième victoire de l’année en quatre courses, grâce aux Red Bull en pleine renaissance, ce qui profite aussi au jeune Français Isack Hadjar (huitième, 107 points).
Il aura à cœur de sécuriser sa place de vice-champion du monde, comme en 2025.
La tournée de la F1 sur le continent américain est secouée par la mise à l’écart définitive du Français Esteban Ocon par l’écurie américaine Haas, après des rumeurs d’altercation avec son directeur japonais Ayao Komatsu.
Le trentenaire normand est remplacé au Brésil par le débutant local de 21 ans, Rafael Camara issu de la filière Ferrari, motoriste de Haas.