GP DU QATAR Très controversée en raison du conflit au Moyen-Orient, l’épreuve, boycottée par le constructeur japonais Yamaha, va toutefois offrir à l’Espagnol Marc Marquez (Ducati) une première occasion de décrocher un huitième titre.
Le Catalan de 33 ans, vainqueur le week-end dernier en Malaisie, a en effet bien profité à Sepang de l’absence sur blessure de son principal concurrent, son compatriote Jorge Martin (Aprilia), pour se rapprocher d’un sacre qui lui permettrait d’égaler le record de huit titres mondiaux en catégorie reine détenu par la légende italienne Giacomo Agostini.
Sans les pilotes Yamaha
Alors que Yamaha a décidé de ne pas venir en raison de «la situation (sécuritaire) au Moyen-Orient» et des «restrictions de déplacement actuellement en vigueur à l’échelle du groupe», les autres pilotes sont arrivés le plus tard possible dans l’émirat du Golfe.
Si selon l’Australien Jack Miller (Yamaha-Pramac) 19 pilotes sur 22 ne voulaient pas se rendre au Qatar au moment du GP d’Australie, ils sont toutefois venus et font confiance aux instances et aux organisateurs.
«Je pense qu’ils travaillent tous à assurer notre sécurité. Nous devons travailler ensemble. C’est préférable. Je pense que c’est la bonne chose à faire. Je m’attendais à ce que l’ambiance dans le paddock soit normale. Je ne pense pas que nous devions avoir peur d’un bombardement ici. La seule crainte que nous puissions avoir, c’est que l’aéroport ferme», a expliqué le double champion du monde (2022, 2023) italien Francesco Bagnaia (Ducati).
«Je comprends que si l’on commence à lire tous les médias, on peut finir par avoir assez peur de tout», a fait valoir l’Espagnol Pedro Acosta (KTM).
«Mais au bout du compte, nous devons respecter nos obligations contractuelles. Et nous devons également faire preuve de professionnalisme envers le championnat, l’équipe et la marque», a-t-il conclu.