[MONDIAL-2026] Jouer sans argent, c’est le pari qu’est en train de gagner une entreprise française.
Je n’ai pas regardé un seul match… et pourtant je suis en tête du classement.» Comme des millions de Français, Samira, 41 ans, s’est laissée entraîner dans Mon Petit Prono (MPP), un jeu de pronostics dont l’affluence explose lors de la Coupe du monde et dont le logo représente… une chèvre. Tout est dit.
La plateforme compte «près de 30 % de femmes» et les âges des utilisateurs vont «de 10 ans à 60 ans», indique le cocréateur de l’application.
Certains joueurs abordent les pronostics avec méthode. C’est le cas d’Alaeddine Benheddi, étudiant de 22 ans. Quand il a joué pour la première fois, lors de la CAN-2023, il recherchait avant tout une forme d’«adrénaline». Aujourd’hui il ressent du «stress» lors de matches pour lesquels il n’aurait «pas prêté autant d’attention à la base».
Le fait que tout le monde puisse tirer son épingle du jeu, novices ou passionnés, c’est justement ce qui explique la viralité de «MPP» selon Martin Jaglin. «Le pronostic, c’est simple, tout le monde a un avis. Il suffit qu’une personne en parle pour que potentiellement 50 personnes se mettent à jouer.»
«Je suis chaud pour continuer la saison prochaine, mais j’aimerais bien que l’on puisse jouer sur le championnat anglais ou espagnol aussi», réclame Alaeddine. Martin Jaglin n’écarte pas cette possibilité «mais pour l’instant, on profite de notre petit nuage», conclut-il.