La Commission européenne va durcir la protection des mineurs en ligne. Ursula von der Leyen détaille jeudi son plan législatif. L’OKAJU est en soutien.
«Les enfants entre 13 et 15 ans ne disposeront que de mini-comptes, installés et surveillés par leurs parents, avec des fonctionnalités restreintes et une durée d’utilisation limitée», a déclaré la présidente de la Commission, dans un discours solennel au Parlement européen.
Ces mesures, qui nécessiteront l’accord des eurodéputés et des 27 pays de l’UE, seront détaillées ce jeudi dans un projet de loi européen,«l’EU Kids Act», qui sera présenté à Strasbourg par Ursula von der Leyen et la commissaire chargée du Numérique, Henna Virkkunen.
Addiction aux écrans, harcèlement, manque de sommeil, troubles du comportement alimentaire, sans oublier les sollicitations à caractère sexuel : les mineurs sont exposés à de nombreux risques en ligne. Et la législation européenne existante, comme le règlement sur les services numériques (DSA), ne suffit pas.
Résultat, la pression politique monte de toute part pour mieux protéger les enfants et adolescents au sein de l’UE, et les initiatives se multiplient au niveau national, la France en tête.
OKAJU supporte ces décisions
«Les technologies ont profondément transformé l’enfance. Il est désormais temps que les responsabilités évoluent au même rythme». Depuis le Luxembourg, l’OKAJU a salué ces annonces, marquant son soutien aux mesures dévoilées par Ursula von der Leyen. Ce mercredi, l’institution chargée de défendre les droits des enfants et des jeunes écrivait dans un communiqué : «la protection des enfants dans l’environnement numérique ne peut plus reposer principalement sur la vigilance individuelle. Elle doit être intégrée dans la conception même des services utilisés par les enfants».
Elle pointait la responsabilité des plateformes dans la situation à laquelle sont confrontés les enfants aujourd’hui et encourageait les députés européens luxembourgeois et le gouvernement luxembourgeois à soutenir ces progrès en matière de protection des jeunes en ligne.
«Les plateformes devraient être en mesure de prouver que leurs services, leurs algorithmes et leurs mécanismes de recommandation respectent les droits de l’enfant, protègent sa santé, sa vie privée et son développement».
Aussi, l’OKAJU dédoinait les parents qui jusqu’alors portaient la responsabilité de la surveillance de leurs enfants sur les réseaux. «Les droits de l’enfant ne peuvent dépendre uniquement de la capacité de chaque famille à se protéger face aux risques numériques», indiquait l’institution. «La protection des enfants doit être garantie pour tous, et non déterminée par la situation sociale, le niveau d’éducation ou les ressources de chacun».