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L’obligation scolaire jusqu’à 18 ans justifie «le développement et le renforcement des CISP»


Formida, à Esch-sur-Alzette, fait partie des 4 – bientôt 5 – CISP que compte le pays. (Photo : archives editpress)

Le réseau des Centres d’insertion socio-professionnelle (CISP) s’agrandit face à l’allongement de l’obligation scolaire.

Dès la prochaine rentrée scolaire, l’école sera obligatoire jusqu’à 18 ans. Un allongement qui ne pouvait se décider sans avoir prévu avant l’échéance une série de mesures de scolarisation alternatives. Parmi elles, l’extension des Centres d’insertion socio-professionnelle (CISP). À 4 mois de la rentrée, le ministre de l’Enseignement a fait le point, interrogé sur cette problématique par la députée LSAP Francine Closener.

Actuellement, quatre CISP sont opérationnels au Luxembourg. Un cinquième doit ouvrir durant l’année scolaire 2026/2027. Ces structures accueillent des jeunes en décrochage scolaire ou en difficulté d’insertion, en partenariat avec plusieurs lycées du pays.

Le CISP Formida, à Esch-sur-Alzette, collabore notamment avec le lycée Bel-Val, le lycée Guillaume-Kroll et le lycée Mathias-Adam. Solina-Jongenheem, installé à Bertrange, travaille lui aussi avec plusieurs établissements, dont le lycée Josy-Barthel, le LTC ou encore le lycée des Arts et Métiers. Deux autres structures existent à Fouhren, dans la commune de Tandel, et à Merscheid, dans la commune de Heiderscheid.

Les taux d’occupation des structures varient fortement selon les centres. Le CISP Liewenshaff affichait ainsi un taux de 100 % entre 2023 et 2025, contre 12,5 % à 45 % pour Solina selon les années.

Pas de statistiques

Bien qu’il reste difficile d’anticiper précisément l’impact de l’extension de l’obligation scolaire sur la demande future, les capacités devraient également augmenter, poursuit Claude Meisch. Le ministre indique qu’«une hausse de la demande» est attendue, ce qui justifie «le développement et le renforcement des CISP». Solina prévoit 20 places supplémentaires à la rentrée 2026/2027, tandis que Liewenshaff doit en créer 10 de plus.

Plus de centres certes, mais sont-ils au moins efficaces? Concernant les résultats obtenus, le ministère admet qu’il n’existe pas encore de suivi statistique consolidé permettant de mesurer précisément le devenir des jeunes passés par ces structures. Le recensement systématique n’a été mis en place qu’en 2025.

«Le devenir des jeunes à l’issue d’une mesure CISP varie en fonction de leur situation individuelle, de leur progression durant le dispositif et de leur projet personnel», écrit le ministre. Ajoutant que les trajectoires observées vont de la réintégration scolaire à l’entrée en formation professionnelle ou sur le marché du travail.

L’évaluation des CISP repose sur les bilans d’évolution des élèves, les admissions, les sorties et les comptes rendus de réunions internes, conclut Claude Meisch.

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