Le Grand-Duché continue d’avancer dans la mobilité intelligente, dont le déploiement est souhaité d’ici 2028.
Le Luxembourg veut jouer un rôle moteur en Europe dans la mobilité de demain. Ce lundi, en amont du Conseil des ministres des Transports, la ministre Yuriko Backes a participé à une démonstration de conduite automatisée à Canach.
Accompagnée par son homologue belge, Jean-Luc Crucke, et des représentants de Pony.ai Europe, une entreprise spécialisée dans le domaine basée au Grand-Duché, Yuriko Backes a pu tester ces véhicules automatisés sur route publique dans le cadre d’essais scientifiques.
Au-delà de la démonstration technologique, le Luxembourg entend devenir un laboratoire européen de ce nouveau type de mobilité. Le pays mise sur son cadre réglementaire, ses partenariats public-privé ainsi que son écosystème d’innovation pour attirer les acteurs du secteur.
Un déploiement d’ici 2028
Cette ambition s’inscrit dans la stratégie nationale «Automatiséiert Fueren 2028», qui vise à structurer un environnement favorable à la conduite automatisée, testée depuis 2017 en Grande Région.
Une feuille de route qui souhaite faire du Luxembourg le premier pays européen à mettre en service ces véhicules sur l’ensemble de son territoire. La démarche s’inscrit aussi dans une dynamique européenne : Yuriko Backes a signé, ce lundi, une déclaration d’intention réunissant 17 États membres autour du déploiement d’essais transfrontaliers à grande échelle.
L’objectif est également d’harmoniser les règles d’homologation, de sécurité et d’exploitation afin de passer de la phase de test à l’arrivée concrète des voitures sur le marché européen. Les premiers cas d’usage visés concerneront le transport de passagers et la logistique.