Loin des yeux, mais jamais loin du cœur. On pourrait résumer ainsi le lien entre les expatriés portugais et leur pays. L’inverse vaut pour leur chef d’État qui n’oublie pas ses ressortissants.
«Tu vas voir le président portugais?», me demande Paulo, le serveur du restaurant en bas de chez moi. «Si je ne travaillais pas, j’y serais bien allé.» Celui dont toute la famille vit au Portugal suit de près la politique de son pays d’origine et compte y passer sa retraite. Le Luxembourg n’est qu’une étape. José Maria, un voisin, lui, marie son petit-fils. «C’est plus important!» «J’en ai vu défiler des présidents et des Premiers ministres. Celui-là, ce n’est pas mon président, c’est un socialiste!», lance Cesar avec dédain. «Il passera comme les autres.»
António José Seguro, le président portugais, et son épouse sont arrivés au Luxembourg vendredi soir «pour embrasser les Portugais vivant en dehors des frontières de son pays» dans le cadre des festivités de la fête nationale portugaise le 10 juin. Il est accompagné de Luís Montenegro, le Premier ministre. Ce qui confère un caractère exceptionnel à cette visite officielle. Il est en effet très rare que le chef d’État et le chef du gouvernement se déplacent ensemble.
Le couple présidentiel a été reçu en grande pompe samedi matin par le couple grand-ducal, le Premier ministre, Luc Frieden, le président de la Chambre, Claude Wiseler, et le ministre des Affaires étrangères, Xavier Bettel, qui a fait fi du protocole pour jouer les guides de luxe en emmenant toute la délégation lusophone goûter des madeleines chez Léa Linster et admirer les plus belles vues de la capitale depuis la corniche.
Cet article est réservé aux abonnés.
Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.