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Dudelange : le centre de soins s’étend enfin


Les acteurs du projet, dont Robie Biwer, Carole Dieschbourg et Dan Biancalana, ont donné symboliquement les premiers coups de pelle. (Photo : Alain Rischard)

Les travaux d’extension du centre de soins pour la faune sauvage de Dudelange ont débuté. Un chantier urgent, alors que l’afflux d’animaux en détresse ne cesse de croître d’année en année.

Depuis plusieurs années, le centre de soins de la faune tire la sonnette d’alarme. Le nombre d’animaux accueillis sur le site est de plus en plus important et la structure n’est pas en mesure de les accueillir tous et dans de bonnes conditions de sécurité et d’hygiène.

Malgré le confinement et les cinq semaines de fermeture, le centre compte déjà 100 animaux de plus qu’à la même période en 2019, avec 2 400 pensionnaires. L’an dernier, 3 500 petits êtres en souffrance ont trouvé refuge à Dudelange, contre 181 lors de l’ouverture du centre en 1989.

Avec la nouvelle extension, «nous serons en mesure d’accueillir 4 500 à 5 000 animaux, mais avec l’évolution de nos chiffres, nous allons vite atteindre ce seuil», expliquait Raf Stassen, le directeur du centre de soins, vendredi à l’occasion du premier coup de pelle symbolique donné par la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg, et le bourgmestre de Dudelange, Dan Biancalana. Un micro avait été installé pour l’occasion au milieu des 85 ares encore en friche accolés au site existant. Une partie a été rachetée par le centre et une autre est mise à disposition par la commune.

Les dons ne suivent pas assez

Centre2 OKLe budget total des travaux, estimé à 3,5 millions d’euros, est subventionné en partie par le ministère de l’Environnement, à hauteur de 1,25 million d’euros. La ville de Dudelange prend 600 000 euros à sa charge. Le reste sera bien sûr réglé par le centre de soins de la faune sauvage, donc par les dons qu’il perçoit. Malheureusement, l’épidémie a également fait des dégâts sur le plan financier : «On peut déjà voir que nous avons reçu moins de dons que l’année derrière à la même date», poursuit le directeur. C’est généralement en fin d’année que nous recevons le plus d’argent. Si la crise s’intensifie cela va devenir compliqué», s’inquiète Raf Stassen. «Surtout que nous avons dû annuler tous les événements, journées pédagogiques ou portes ouvertes. Le pire serait un deuxième confinement.»

D’autant qu’en plus des travaux à réaliser impérativement, les frais de fonctionnement augmentent. «C’est un cercle vicieux si l’on peut dire. Plus nous recevons d’animaux, plus il faut payer la nourriture, les soins, le personnel et plus il y a de dégâts à réparer…», indique le directeur. Or les dons ne suivent pas l’augmentation du nombre d’animaux hébergés.

«Le centre nous demande toujours plus d’argent pour son fonctionnement, seulement nous devons faire face à un déficit substantiel», avoue Roby Biwer, le président de natur&ëmwelt ASBL dont dépend le centre. «Nous aimerions plutôt investir dans l’agrandissement. Pour cela, nous avons besoin de plus de dons, d’héritages et de parrainages.»

Cette première tranche de travaux qui consiste à clôturer la nouvelle parcelle et à créer des enclos et volières devrait s’achever en avril, juste pour le début de la saison de l’année 2021. Cette étape est indispensable pour passer à la seconde phase : la création d’un nouveau bâtiment. «Pour cela, il faudra déménager tous les animaux», indique le directeur. Un grand chamboulement qui ne pourra se faire qu’en période creuse. En hiver, seuls environ 150 animaux sont au refuge : des tortues ou hérissons en hibernation ou encore quelques perroquets. Le timing dépendra aussi de l’état des caisses. Cet impératif de pouvoir accueillir des animaux toute l’année et de les soigner 365 jours par an complique les travaux, mais il faudra en passer par là pour enfin avoir un hébergement de taille adaptée.

Audrey Libiez

 

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