[Mondial-2026] Première grande surprise : le champion d’Europe et favori a été incapable de trouver la faille, malgré l’entrée en jeu de Lamine Yamal.
Pleine de confiance avant ses grands débuts, l’Espagne voit déjà des doutes apparaître, elle qui n’a plus remporté un match à élimination directe depuis 2010 dans le tournoi.
La Roja n’a jamais réussi à se défaire du bloc bas du Cap-Vert, qui a parfaitement contenu les coéquipiers de Rodri, sifflés par séquence par le stade d’Atlanta. Un match à oublier donc pour les joueurs de Luis de la Fuente tant la rencontre face à la 67e nation au classement FIFA, qui disputait son premier match en Coupe du monde, ne devait être qu’une formalité et une entrée en douceur, avant de croiser des oppositions plus relevées.
Mais même l’entrée de son prodige Lamine Yamal (71e) n’a rien changé, malgré les quelques éclairs de génie de l’attaquant barcelonais. Ovationné à son entrée sur la pelouse par 67 600 spectateurs forcément déçus du spectacle proposé jusque-là, le prodige de 18 ans a tout de même montré qu’il était remis de sa blessure à la cuisse et pu montrer, de nouveau, un peu de son talent.
Mais cela n’a pas suffi pour que l’Espagne se montre beaucoup plus dangereuse. Sous le toit et la climatisation du stade d’Atlanta plein mais sans grande ambiance, la Roja a ennuyé, poussive et inoffensive pendant les deux périodes.
Oyarzabal, 30 minutes de vide absolu
Et quand les Espagnols ont décidé d’accélérer avant la mi-temps, ils ont soit trouvé la barre sur une reprise de Ferran Torres (39e), soit buté sur le gardien cap-verdien Vozinha, décisif malgré ses 40 ans (39e, 44e, 45+3). Le portier de Chaves, en D2 portugaise, a été élu homme du match, en larmes après avoir porté le Cap-Vert vers le premier point de son histoire dans une Coupe du monde.
En dehors de ces trop rares situations, l’attaque espagnole a été totalement éteinte, à l’image d’Oyarzabal : premier joueur depuis 1966 à avoir joué les 30 premières minutes d’un match de Coupe du monde sans toucher une seule fois le ballon, selon le statisticien Opta.
Invaincue depuis trente matches et n’ayant connu qu’un accro depuis son titre européen en 2024 – une séance de tirs au but perdue contre le Portugal en finale de la Ligue des nations (2-2, 3-5 aux tab) – la Roja n’a toujours pas perdu, mais a déjà l’obligation de se réveiller. Car la route va s’élever avec l’Arabie saoudite, puis l’Uruguay.
Viendra ensuite ce maudit match à élimination directe qu’il faudra enfin remporter, seize ans après le dernier. C’était en 2010 et l’Espagne était devenue championne du monde pour la première et (seule) fois. Mais lundi après-midi, elle en a semblé encore très loin.
Groupe E
Dimanche
Allemagne – Curaçao 7-1
Lundi
Côte d’Ivoire – Équateur 1-0
Diallo (90)
Classement : 1. Allemagne 3 (1;+6); 2. Côte d’Ivoire 3 (1;+1); 3. Équateur 0 (1;-1); 4. Curaçao 0 (1;-6)
Groupe F
Dimanche
Pays-Bas – Japon 2-2
Lundi
Suède – Tunisie 5-1
Ayari (7, 90+6), Isak (30), Gyökeres (59), Svanberg (84)/Rekik (43)
Classement : 1. Suède 3 (1;+4); 2. Pays-Bas 1 (1;0); . Japon 1 (1;0); 4. Tunisie 0 (1;-4)
Groupe G
Lundi
Belgique – Égypte
Mardi
3 h : Iran – Nlle Zélande
Groupe H
Lundi
Espagne – Cap-Vert 0-0
Mardi
0 h : Ar. saoudite – Uruguay
Groupe I
Mardi
21 h : France – Sénégal
Mercredi
0 h : Irak – Norvège
Groupe J
Mercredi
3 h : Argentine – Algérie
6 h : Autriche – Jordanie
Groupe K
Mercredi
19 h : Portugal – Congo
Jeudi
4 h : Ouzbékistan – Colombie
Groupe L
Mercredi
22 h : Angleterre – Croatie
Jeudi
1 h : Ghana – Panama