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Meurtre de Béatrice à Arlon : Jérémy Pierson jugé aux assises


A gauche, Jérémy Pierson au moment de son arrestation fin 2014; à droite, lors du début de son procès mercredi. (photos L'Avenir)

Le procès de Jérémy Pierson, accusé d’avoir enlevé, violé et tué Béatrice Berlaimont, 14 ans, s’est ouvert mercredi à la cour d’assises d’Arlon. Il doit durer jusqu’à la mi-février.

Costume et lunettes, l’homme est apparu fort différent des clichés qui avaient circulé au moment de son arrestation fin 2014 dans cette affaire.

Quelque 150 personnes étaient convoquées à la cour d’assises de la province du Luxembourg pour former le jury du procès. Le jury effectif sera constitué de huit femmes et quatre hommes. Cinq jurés suppléants ont aussi été désignés, deux femmes et trois hommes.

Les débats s’ouvriront ce lundi avec la lecture de l’acte d’accusation par la procureure Sarah Pollet, endossant la fonction d’avocat général pour soutenir l’accusation.

Des aveux partiels

Les faits remontent au 22 novembre 2014, Béatrice prend la direction de l’athénée d’Arlon mais elle croise la route de Jérémy Pierson, un toxicomane de 26 ans, bien connu de la justice. Il l’enlève et lui fera vivre un calvaire durant huit jours, jusqu’à la date de sa mort le 30 novembre. Son corps sera retrouvé, le 1er décembre, dans une sapinière non loin d’où elle avait été enlevée. L’adolescente avait les poignets entravés et une cordelette passée autour du cou.

Très rapidement, les enquêteurs se sont intéressés à Jérémy Pierson qui a déjà un lourd passé judiciaire. Connu pour des faits de vol, il s’était également fait connaître pour des faits de mœurs. Trois jours après la découverte du corps de Béatrice, il agresse et viole une jeune automobiliste à la sortie d’Arlon. Des éléments ADN prélevés sur elle permettent de remonter sa piste.

Le 9 décembre, il est interpellé à son appartement. Jusqu’en mars 2015, il niera tout en bloc malgré les preuves. Aujourd’hui, il a avoué mais il affirme ne pas être responsable de la mort de la jeune fille, qui aurait été étouffée par ses liens.

 

 

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