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Huit louveteaux dans le massif d’Anlier : «Il faut vite s’adapter à cette cohabitation»


"Chaque commune ne pourra pas agir seule, il va falloir une véritable coordination. Il est important de pouvoir accompagner les éleveurs", indique Simon Huberty. (Photo : Domaine des Grottes de Han )

Huit louveteaux sont nés dans le massif d’Anlier. Mais les naissances posent quelques questions. On fait le point.

Nos confrères de L’Avenir ont évoqué récemment la naissance de huit louveteaux dans le massif d’Anlier. On sait que ces dernières semaines, plusieurs attaques sur des moutons ont été recensées dans les secteurs de Tenneville, Champlon et Laneuville.

La plus récente a touché un troupeau de treize bêtes à la Croix de Journal (Tenneville). Un mouton a été retrouvé mort, un autre a dû être euthanasié et un troisième a succombé à ses blessures quelques jours plus tard. Plusieurs animaux ont également été blessés.

Propriétaire du troupeau et échevin à Tenneville, Ludovic Collard refuse toutefois de céder à la panique. Il déplore néanmoins le manque de communication des autorités compétentes concernant ces attaques à répétition et, plus largement, la situation du loup dans le massif de Saint-Hubert.

« Je tiens à souligner la rapidité d’intervention de Natagriwal après l’attaque, explique-t-il. Ils se sont montrés très réactifs pour me proposer des solutions afin de renforcer la protection de mon troupeau ».

Loup et élevage ne font pas bon ménage

À l’instar de ses homologues d’Habay et de Fauvillers, le bourgmestre de Léglise, Simon Huberty, suit avec attention l’évolution de la meute installée en forêt d’Anlier. Pour le mayeur, l’enjeu est désormais l’adaptation du territoire. « Le loup est là et il va falloir vivre avec, explique-t-il. Chaque commune ne pourra pas agir seule, il va falloir une véritable coordination entre tous. Il est important de pouvoir accompagner les éleveurs afin de maintenir les exploitations dans nos villages ».

À l’approche d’une période jugée plus sensible, il appelle à anticiper. « La question n’est pas d’être pour ou contre le retour du loup. C’est une réalité. Il faut vite s’adapter à cette cohabitation, sans attendre qu’un problème survienne.

Thibaut Léonard
(L’Avenir)

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