Une étude de MediNation révèle les difficultés persistantes de recrutement dans la santé et le social au Luxembourg, où le manque de candidats se conjugue à une autre difficulté : les exigences linguistiques, notamment en luxembourgeois.
Près d’une structure sur deux connaît des difficultés de recrutement «élevées à critiques» dans le secteur de la santé et du social au Luxembourg : c’est l’un des principaux enseignements du premier baromètre du recrutement santé & social de MediNation.lu, réalisé auprès de 60 structures et dévoilé ce mardi 22 septembre.
Le document porte sur les fonctions RH et de direction et rassemble 16 questions autour de six thématiques. D’après ce baromètre, 48 % des structures se trouvent donc dans une zone de difficultés de recrutement «élevée à critique», tandis que seules 3,6 % ne signalent aucune difficulté.
Pour Patrick Kersten, fondateur de MediNation, plusieurs facteurs expliquent cette situation : «Le besoin de la part des employeurs augmente. Il existe aussi une vraie crise des vocations liée à la pandémie de Covid-19. Et le Luxembourg ne forme pas assez», explique-t-il.
Aides-soignants, éducateurs et infirmiers en première ligne
Mais tous les métiers ne sont pas touchés de la même manière. Les aides-soignants représentent ainsi le profil le plus difficile à recruter, avec 20 % des réponses, devant les éducateurs (18 %) et les infirmiers (14 %).
Trois métiers qui... figurent également sur la liste officielle des métiers très en pénurie publiée par l'Adem en mars 2026.
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