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Un Corps à muscler

Ils sont les anges gardiens du Luxembourg et nous risquons d’avoir encore plus besoin d’eux ces prochaines années. La journée de la Sécurité civile a eu lieu dimanche à Diekirch (lire en page 5). L’événement a attiré un large public venu découvrir les équipements et les missions du Corps grand-ducal d’incendie et de secours. De nombreuses démonstrations ont eu lieu durant la journée et les visiteurs ont pu discuter avec les équipes présentes, qui ont parlé de leur métier, de leur vocation, de leur travail passionnant. L’événement est aussi une belle occasion de créer des vocations. Nous aurons en effet besoin d’hommes et de femmes courageux pour affronter ce qui nous attend à l’avenir.

Les équipes du CGDIS doivent veiller sur les habitants du pays, qui comptent sur eux en cas de coup dur. Leur organisation a évolué au fil des deux dernières décennies pour s’adapter aux nouvelles missions, mais aussi à un pays qui a gagné 200 000 habitants depuis le début des années 2000. Ce n’est pas rien. Fusion du corps des sapeurs-pompiers et de la Protection civile, construction et fusion de nombreux centres d’intervention qui maillent le pays, nouveaux équipements, nouveau Centre national d’incendie et de secours, réflexion autour du volontariat et de la professionnalisation… Les évolutions ont été nombreuses et elles ne sont pas terminées. Le pays continue sa croissance démographique. L’autre menace est le changement climatique. Oui, encore lui. Le CGDIS est en première ligne en cas d’inondation importante ou de phénomène climatique cataclysmique. On se souvient des terribles crues de juillet 2021 qui ont dévasté le centre et le nord du pays ou de la tornade qui a frappé Pétange et Bascharage en 2019. S’ajoute maintenant à cela le risque de feu de forêt. Le Grand-Duché n’a pas été touché directement, mais l’incendie dans les Hautes-Fagnes en Belgique cet été a été un douloureux rappel. Le CGDIS va donc continuer à grandir et à changer. Reste à savoir comment accompagner cet effort. En effet, notre monde professionnel se conjugue mal avec ce type de bénévolat où il faut être au service de la population 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

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