Pour son cinquième voyage apostolique, Léon XIV a choisi la France. Après Paris et Lourdes, il est à Metz, ce lundi 28 septembre. Rvivez cet événement historique : les célébrations à la cathédrale Saint-Étienne, les rencontres avec les fidèles… Un moment rare qui mobilise la région et auquel participe le Luxembourg.
19 h 17 – Le pape quitte la France
Après quatre jours de voyage en France, le pape vient de quitter Metz. Merci d’avoir suivi ce live !
18 h 40 – Le pape est arrivé au Lorraine Aéroport
Le pape vient d’arriver à Lorraine Aéroport pour la cérémonie du Congedo. Dans la diplomatie du Saint-Siège, la cérémonie du congedo correspond aux honneurs officiels rendus à l’aéroport à la fin d’un voyage apostolique. Il a été accueilli par Emmanuel Macron lors de son arrivée au Lorraine Aéroport.
Selon l’Elysée, le Président et le souverain pontife devaient se retrouver dans le café de l’aéroport pour un dernier échange bilatéral et, éventuellement, partager un verre de l’amitié. A huis clos.
17 h 48 – La voiture du pape prend la direction de l’aéroport de Lorraine
Sous les chants et les remerciements de la foule massée devant la cathédrale de Metz, le pape Léon XIV est monté dans sa voiture. Le convoi qui roule au pas dans les rues de Metz prend la direction du Lorraine Aéroport qui est situé à 22 km du centre de la ville. Là, le président de la République Emmanuel Macron est attendu pour saluer une dernière fois le souverain pontife, avant son départ. Le décollage pour Rome prévu à 19h20.
17 h 14 – La messe se termine : «Les Mosellans continueront à créer des ponts et non des murs»
C’est bientôt la fin de l’office. Philippe Ballot, archevêque de Metz, lit un message au pape Léon. Robert Schuman est une fois de plus cité : «à la suite de leurs ancêtres, marqués par des conflits et des haines tenaces durant des décennies, les habitants de Metz continuent, suivant l’exemple du Vénérable Robert Schuman, à suivre le chemin de la réconciliation franco-allemande […] Soutenu par vos encouragements, les Mosellans continueront à créer des ponts et non des murs.»
16 h 57 – C’est le moment de la communion
Le pape vient de consacrer les osties. Nous entamons le cœur de la célébration chrétienne, le souvenir du dernier repas de Jésus avant la Croix, la raison d’être d’une messe en fait. A priori, la communion (l’ostie) devrait être distribuée jusqu’à dehors. Une nécessité logistique, peut-être. Mais cet épisode, à notre sens, pose clairement une sérieuse question par rapport à la laïcité. C’est un geste éminemment religieux.
16 h 19 – Le pape Léon XIV prononce l’homélie
Le pape fait allusion à Jean-Paul II, au sujet des hommes de bonne volonté. Tout un symbole : Jean-Paul II est le dernier pape à avoir visité Metz, en 1988. Le pape évoque aussi le Vitrail Chagal, qui figure à lui seul le dialogue interreligieux (Chagal y fait de nombreuses références à l’ancien Testament, en partie Torah des Juifs).
Il évoque la Lanterne du bon Dieu (surnom de la cathédrale largement couverte de vitraux) qui unit les différences sans les effacer. « Votre Église locale qui, en vertu de son statut particulier, conserve l’héritage singulier d’un dialogue fécond entre société civile et foi, a la responsabilité d’être un laboratoire vivant de cette fidélité. » Une messe décidément très personnalisée. L’une des prières universelles est dédiée à l’Europe et ses « racines spirituelles ».
«Les principes moraux du monde dans lequel nous vivons nous ont été transmis à partir de là : des principes tels que la primauté de la personne et le caractère sacré et inviolable de la vie humaine, à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions ; la protection de la liberté des individus ; l’importance première de la famille en tant que fondement de la société ; l’attention portée aux pauvres et aux plus démunis ; l’accueil de l’étranger, le respect des personnes âgées».

16 h 05 – Le pape Léon XIV prend la parole, la messe commence
Le pape débute la célébration de la messe en français.
15 h 42 – Le pape Léon XIV est à l’intérieur de la cathédrale
Léon XIV se recueille seul dans une chapelle, avant de remonter la nef du bâtiment gothique sous les acclamations. Il salut les fidèles qui se sont rassemblés à l’intérieur de l’édifice ainsi que le président de la République française, Emmanuel Macron et son épouse avant de serrer la main du Grand-Duc Guillaume, de la Grande-Duchesse Stéphanie, habillée en blanc, du Premier ministre, Luc Frieden et de l’ex-Premier ministre, Jean-Claude Juncker. Le pape bénit ensuite des personnes handicapées présentes au premier rang et se rend auprès des 160 évèques pour les saluer.
15 h 30 – Le pape arrive à la cathédrale de Metz
Le pape est accueilli par le maire de la ville, François Grosdidier, à l’entrée de la cathédrale. Amateur de tennis, il se voit remettre une raquette qui porte la devise de Metz «Si paix dedans, paix dehors» ainsi qu’un oeuf en émaux de Longwy marqué par la croix de Lorraine et la rosace du pape. Le pape signe ensuite le livre d’or de la ville avec le stylo de Robert Schuman et bénit le maire.

15 h 13 – Le pape démarre sa déambulation à bord de la papamobile
Le pape Léon XIV entame un parcours de 2,2 kilomètres à travers les rues de Metz en Papamobile. Elle roulera lentement, à la vitesse de 9 km/h, pour permettre à des dizaines de milliers de fidèles de le saluer.
La Papamobile vient de partir du quartier impérial allemand, depuis le milieu de l’avenue Foch jusqu’à la porte Serpenoise. Elle passera notamment par l’avenue Robert-Schuman, la place de la République, la rue du Juge Pierre-Michel et la rue de la Garde. Le pape arrivera à la cathédrale Saint-Etienne par le point de vue le plus saisissant, au sortir de la place de Chambre, où la cathédrale et sa pierre jaune de Jaumont donnent à voir toute leur majesté.
14 h 38 – La cathédrale se remplit
La cathédrale Saint-Étienne de Metz se remplit en vue de la messe présidée par le pape Léon XIV à 16h.
14 h 28 – La ferveur, place Jean-Paul II
La foule a pris place tout près de la cathédrale, où la ferveur monte d’heure en heure. 2000 personnes sont réunies place Jean-Paul II et 2000 de plus place d’Armes.
14 h 17 – Ils sont des milliers sur le parcours de la papamobile, l’impatience monte
Ils sont des milliers à se masser devant les barrières sur l’avenue Foch, depuis plus d’une heure. Certains sont venus équipés d’éventails et de sièges, en attendant le passage de la papamobile, dans quelques minutes. L’impatience se fait sentir !
12 h 20 – Une pause à l’évêché
Le discours est désormais terminé. Léon XIV va passer sa pause méridienne à l’évêché où il partagera son repas avec une quinzaine de convives, exclusivement des religieux.
A 14h30, il s’élancera dans les rues de Metz pour une déambulation à bord de sa papamobile avant de rejoindre la cathédrale Saint-Étienne à 16h où il célèbrera une messe.
C’est la Maison Bernard Loiseau qui réalise et offre en mécénat le déjeuner privé du Saint-Père. Si le menu ne peut être communiqué, c’est toute l’équipe de la Maison Bernard Loiseau de Saulieu qui est sur place pour le réaliser, avec le soutien des vignerons de la région et du groupe FSDV, présidé par Louis Ramé. «C’est la gastronomie française qui est mise à l’honneur», s’est réjouie Bérangère Loiseau.
12 h – «Je suis très heureux d’être dans cette ville historique aux racines de l’Europe»
Après le discours d’Emmanuel Macron et du cardinal Jean-Marc Aveline, le pape a repris la parole. «Je suis très heureux d’être dans cette ville historique aux racines de l’Europe. Nous souhaitons rendre hommage à Robert Schuman. C’est cette région, avec ses tribulations, qui l’a inspiré pour façonner l’Europe d’aujourd’hui et de demain. L’Europe se comprend comme une réalité culturelle et historique avant d’être une réalité géographique. Il est difficile de définir l’Europe, tant pour le présent que pour le passé. C’est une réalité culturelle et historique avant d’être géographique».
Le pape a aussi évoqué un «autre père de l’Europe, saint Benoît, partisan de l’union.»
11 h 40 – «Le monde a changé, la guerre est revenue. Notre effort pour la paix doit être à la hauteur»
Le président français a pris la parole en premier. «Cher Saint-Père, conclure votre visite ici est riche de symboles. Un des artisans de la paix en Europe, Robert Schuman, repose à quelques kilomètres de là, à Scy-Chazelle.»
Emmanuel Macron a aussi évoqué les dangers qui guettent l’Europe. «Le monde a changé, la guerre est revenue. Notre effort pour la paix doit être à la hauteur des enjeux. Il faut agir car la paix ne se décrète pas, elle se construit patiemment. C’est le sens de notre engagement en Ukraine.»
11 h 20 – Le couple grand-ducal, Luc Frieden et Jean-Claude Juncker arrivent au centre des congrès
Emmanuel Macron et son épouse ont accueilli Guillaume et Stéphanie devant le Centre Metz Congrès Robert-Schuman ainsi que le Premier ministre Luc Frieden et l’ancien chef du gouvernement Jean-Claude Juncker.
10 h 50 – Après l’appel de Metz, le discours du pape
Après la rencontre interreligieuse et la lecture de l’Appel de Metz, Léon XIV a rappelé qu’«invoquer le nom de Dieu pour légitimer la violence est une profanation». Le souverain pontife a ensuite rendu un hommage appuyé à Robert Schuman : «Cet homme de foi et de convictions sut transformer les anciennes lignes de fracture en ponts d’espérance pour toute l’Europe, et il devint un véritable ambassadeur de l’unité dans la diversité. À son exemple, notre responsabilité commune de femmes et d’hommes religieux est de témoigner que, au-delà des frontières, il est toujours possible de se rencontrer, d’établir l’amitié et de bâtir la paix.»
Tous les représentants des cultes ont signé l’Appel de Metz.
10 h 35 – Un bouchon présidentiel sur l’A31
Le bouchon s’est formé à Atton sur l’A31, au sud de Metz. Il est lié à l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’aéroport. Les entrées d’autoroutes ont été bloquées à partir de l’aire du Bois du Juré.

L’A31 est bloquée au niveau d’Atton. (Photo cécilia cherrier)
10 h 10 – Le pape arrive à Metz
La voiture du pape est arrivée au Centre Metz Congrès Robert-Schuman de Metz. Ce matin, Léon XIV doit participer à une rencontre interreligieuse avant de tenir un discours, intitulé «Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité» qui devrait revêtir une dimension très politique.
10 h 05 – Pas autant de chefs d’État qu’espéré par l’Élysée
Alors que de nombreux chefs d’État européens ont reçu une invitation, peu ont finalement fait le déplacement.
Ursula Von der Leyen ne sera pas là, pas plus que le chancelier allemand représenté par Anke Rehlinger, présidente de la Sarre. Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien a également décliné.
Seuls le Grand-Duc et la Grande-Duchesse, accompagnés du Premier ministre Luc Frieden, seront présents au discours que doit prononcer le pape au Centre des congrès Robert-Schuman. Le prince Albert de Monaco et Josep-Lluis Serrano Pentinat, co-Prince d’Andorre sont également présents.
L’assemblée générale de l’ONU, il y a quelques jours, aurait chamboulé les calendriers. C’est tout de même une surprise, et une petite déconvenue pour l’Élysée, en charge des invitations.
Le discours, aussi politique qu’attendu, que prononcera le Saint-Père au centre Robert-Schuman ce matin veut venir puiser, aux racines de l’Europe, sur les terres de l’un des pères fondateurs de l’Union, la force de montrer une autre voie que celle de la tension permanente.
9 h 05 – L’avion du pape s’est posé en Lorraine
Le pape Léon XIV vient d’atterrir à l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine, dernière étape de sa visite en France du 25 au 28 septembre.
Le souverain pontife voyage à bord d’un Airbus A321 d’Air France, exceptionnellement baptisé «Cité du Vatican» et portant les armoiries du Vatican.
Laurent Nuñez, le ministre de l’Interieur français, est présent. Il patiente pour accueillir le pape.
8 h 50 – A Lorraine Aéroport, l’arrivée du pape est imminente
L’avion du pape aurait de l’avance. Il arriverait vers 9 heures.
Les employés de l’aéroport sont «très émus» de participer à «cet événement historique. Ça, c’est sûr, ça n’arrive qu’une fois dans une vie !», sourit l’équipe de sécurité.
7 h 50 – Le pape a décollé de Tarbes-Lourdes
Le pape va atterrir à 9 h 20 à Lorraine Aéroport, à bord de l’Airbus A321 d’Air France qui le transporte tout au long de sa tournée avec 180 personnes, dont quatre-vingts journalistes qui le suivent en permanence. Il sera accueilli par Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, et par Pascal Bolot, le préfet de la Moselle.
Le prince Albert II de Monaco arrivera quant à lui à 10 h et le président de la République, Emmanuel Macron, et son épouse Brigitte Macron, atterriront à l’aéroport à 10 h 15.