L’Union luxembourgeoise des consommateurs s’est réunie ce mercredi en assemblée générale annuelle. Elle a enregistré près de 10 % de plaintes de consommateurs en plus par rapport à l’année précédente.
En présence de Martine Hansen, la ministre de la Protection des consommateurs, l’ULC a dressé le bilan de son année 2025, au cours de laquelle 5 104 nouveaux dossiers de plainte ont été ouverts, ce qui correspond à une augmentation de 9,89 % par rapport à l’année précédente. Plus de la moitié des plaintes (2 717) concernaient les domaines de la construction et du logement.
Dans son discours d’ouverture, le président Paul Gries a notamment abordé les défis actuels et à venir, tels que le pouvoir d’achat, la réforme fiscale, les prix de l’énergie et le logement. Il se veut garant «d’équité, de transparence et de confiance au quotidien. L’objectif central est de mieux informer et conseiller les consommateurs ainsi que de les protéger plus efficacement». Malgré la hausse des dossiers de plainte, l’ULC souffre encore d’un déficit de visibilité, selon Paul Gries. Les réflexes en cas de litige ou de sinistre ne sont pas toujours les bons : «Il est important que les consommateurs s’adressent à l’ULC avant qu’il ne soit trop tard. Les réseaux sociaux, l’IA, Google et autres ne sont généralement pas les meilleurs conseillers…».
Pourtant, l’ULC est bien représentative d’un accompagnement de qualité et dans l’intérêt des consommateurs, à tel point que le gouvernement lui a attribué une rallonge de 20 000 euros. «Une ULC forte est synonyme d’une forte protection des consommateurs», selon la ministre Martine Hansen, qui a également évoqué de nouvelles mesures dans l’intérêt des consommateurs, et notamment la nouvelle loi contre le greenwashing et l’obsolescence programmée.