Cinq enfants et quatre éducateurs ont été transportés à l’hôpital le jeudi 6 août, dans la soirée, après avoir développé des éruptions cutanées devant le hall sportif de Hosingen. L’origine exacte de ces réactions, d’abord inconnue, a finalement été attribuée à des chenilles processionnaires.
Plusieurs ambulances stationnaient jeudi soir devant l’entrée du hall sportif de Hosingen, où un important dispositif de secours a été déployé. Selon RTL, les pompiers ont été appelés sur place vers 18 h. Des personnes seraient entrées en contact avec une substance ayant provoqué, entre autres, des éruptions cutanées et des démangeaisons.
Paul Wilwert, du CGDIS, qui dirigeait l’intervention, a confirmé à RTL sur place qu’une ambulance avait été appelée peu après 18 h, plusieurs enfants présentant des éruptions cutanées. Après un court laps de temps, les ambulanciers ont à leur tour développé les mêmes symptômes, ce qui a conduit à l’intervention de l’unité NRBC et de ses chimistes afin de mieux évaluer la situation. Le Groupe d’intervention spécialisé contre les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (GIS NRBC) est une unité spécialisée du CGDIS.
Les personnes touchées ont pris une douche sur place et reçu des vêtements de rechange avant d’être conduites à l’hôpital. Parmi les blessés figurent, selon RTL, cinq enfants et quatre éducateurs. Treize autres enfants se trouvaient dans le bâtiment, mais n’ont développé aucun symptôme. Une trentaine de personnes issues des différentes unités du CGDIS étaient mobilisées.
Des résidus de nids de chenilles processionnaires
L’origine des symptômes a finalement été identifiée. Contactée par nos soins, l’administration de la Nature et des Forêts a indiqué que le bourgmestre de Hosingen, ses équipes et un agent de l’administration avaient découvert des résidus de nids de chenilles processionnaires du chêne.
Les poils urticants de ces chenilles sont connus pour provoquer d’importantes réactions cutanées, des démangeaisons et, parfois, des irritations respiratoires chez les personnes exposées.
L’hypothèse d’une substance dangereuse a ainsi été écartée, mettant un terme à une alerte qui avait mobilisé d’importants moyens de secours.