La compagnie luxembourgeoise a publié son rapport annuel pour 2025. Une année difficile, malgré un volume de passagers stable, marquée par un contexte géopolitique tendu et une pression persistante sur les coûts.
2025 aura été une année de transition pour Luxair. Dans un contexte toujours plus exigeant pour l’aviation régionale, la compagnie met les choses en ordre pour lancer l’expansion de son réseau qui la conduira vers une nouvelle phase de développement dans les années à venir.
L’élément le plus significatif est l’arrivée du premier Embraer E195-E2 qui marque «une étape majeure dans notre programme de renouvellement de flotte», a rappelé Giovanni Giallombardo, président du conseil d’administration, lors de la présentation du rapport annuel de la compagnie. Après cette première livraison, le programme prévoit en effet l’intégration de nouveaux Embraer E195-E2 ainsi que de nouveaux Boeing 737 dans les années à venir. Cet investissement à long terme doit permettre à la compagnie de moderniser ses opérations, renforcer son offre de services et soutenir son développement.
Un nombre de vols en diminution
En parallèle, Luxair a su maintenir un volume de passagers stable en 2025 : 2,6 millions, malgré un nombre inférieur de vols par rapport à l’année précédente (29 998 vols en 2025, contre 31 035 en 2024). Sur le plan commercial, l’année écoulée a confirmé l’importance continue des voyages de loisirs. Si les volumes de passagers des vols secs et des forfaits vacances sont restés globalement stables, les destinations de loisirs ont poursuivi leur croissance, tout comme la demande pour les destinations hors Europe, en particulier l’Égypte et le Maroc. Le trafic passagers en Europe a quant à lui continué de croître en 2025, mais à un rythme plus lent qu’en 2024.
Au niveau financier, Luxair a clôturé l’année avec un chiffre d’affaires de 786,2 millions d’euros, contre 801 millions d’euros un an auparavant. Une diminution qui s’explique principalement par le fait que l’exercice 2024 incluait encore quatre mois d’activités de LuxairCARGO avant son transfert au 1er mai. Mais face à une année difficile, marquée par un contexte géopolitique tendu, des contraintes dans la planification des vols à cause de la formation des pilotes sur un nouveau type d’appareil et d’une pression persistante sur les coûts, Luxair se satisfait de ces «bons résultats».
Un début 2026 difficile
Si la société estime avoir abordé 2026 sur des bases solides et en identifiant clairement les défis à venir, elle sait que cette année ne sera pas de tout repos. «Le début de l’année 2026 s’est révélé plus difficile, avec des tensions géopolitiques, des risques liés au carburant et une hausse des coûts», a reconnu le CEO de Luxair, Gilles Feith. La crise au Moyen-Orient a également créé des contraintes opérationnelles supplémentaires. Tout en soutenant les efforts de rapatriement via Dubaï en février, Luxair a dû annuler les vols vers cette destination jusqu’en mai. Les tensions persistantes dans la région continuent d’affecter les temps de vol, la gestion de l’espace aérien et la disponibilité du carburant.
Malgré ces premiers mois compliqués, Luxair reste «prudemment optimiste» pour 2026. Le budget annuel prévoit ainsi un résultat d’exploitation légèrement positif, tout en intégrant déjà les coûts supplémentaires liés à l’entrée en service des futurs appareils. Des efforts financiers nécessaires pour assurer le développement de son réseau et sa place dans la connectivité du Luxembourg et de la Grande Région.
29 998 vols opérés
2,6 millions de passagers
3 millions de repas servis
786,2 millions d’euros de chiffre d’affaires
9,2 millions d’euros de résultat d’exploitation