L’inflation annuelle ralentit à 2,7 % en octobre, contre 2,9 % en septembre, selon le Statec ce mercredi. Les services pèsent moins, mais l’énergie reste en forte hausse avec +13,2 % sur un an.
En octobre 2026, l’inflation annuelle au Luxembourg diminue légèrement par rapport à septembre, passant de 2,9 % à 2,7 %, indique le Statec ce mercredi matin. Un facteur explique cette évolution : une contribution moins élevée des prix des services.
Les tarifs de ces derniers affichent une hausse de 2,8 % sur un an, contre 3,4 % en septembre. Comment expliquer cette baisse de régime? Le Statec indique que la forte baisse saisonnière des tarifs des crèches et maisons relais, qui perdent 6,0 % par rapport à septembre, a contribué à cette évolution. Autre facteur de cette décélération : la chute marquée du prix des billets d’avion, qui diminue de 15,1 % par rapport à septembre et reste légèrement inférieur en variation annuelle (-1,5 %). Les voyages à forfait, quant à eux, diminuent de 2,0 % par rapport au mois précédent, tout en restant en hausse de 11,1 % sur un an. À l’inverse, certaines catégories de services enregistrent des augmentations, comme le transport de voyageurs par taxi, qui progresse de 3,3 % en variation mensuelle, ou encore les services vétérinaires, en hausse de 3,1 %.
Les tarifs de l’énergie explosent sur un an
Du côté de l’énergie, l’agrégat affiche une hausse annuelle de 13,2 %, mais diminue de 0,2 % par rapport au mois précédent. Le prix du mazout de chauffage diminue de 0,2 % par rapport à septembre. Le tarif du diesel recule de 0,3 % tandis que l’essence affiche une baisse de 0,4 % en comparaison mensuelle.
Cependant, sur un an, c’est une forte hausse qui souffle sur ces produits énergétiques : le mazout progresse de 64,8 %, le diesel de 45,1 % et l’essence de 24,6 %. Les voitures électriques ne sont pas en reste : la recharge sur des bornes publiques enregistre une hausse de 5,9 % en octobre par rapport à septembre. En revanche, les prix du gaz et de l’électricité restent inchangés, souligne le Statec.
Concernant l’alimentation, y compris les boissons alcoolisées et le tabac, l’ensemble des tarifs affiche une hausse annuelle de 1,5 % en octobre 2026. Les légumes (+6,3 %), la viande fraîche (+3,3 %) et le pain (+2,8 %) sont les plus touchés par cette augmentation. À l’inverse, les prix des fruits (-2,0 %) et des pâtes (-4,1 %) sont épargnés. Le vin diminue également de 1,6 % sur un an, tandis que le prix des cigarettes augmente de 5,6 % sur la même période.
Enfin, les biens industriels non énergétiques affichent la hausse annuelle la plus faible (+0,6 %). Des hausses de prix ont été relevées pour les meubles, qui augmentent de 2,9 % sur un an, et pour les ordinateurs et tablettes (+6,9 %). Les voitures neuves, dont la pondération dans l’indice des prix à la consommation national (IPCN) est de 5,7 % en 2026, affichent une hausse de 0,8 % sur un an, ce qui a un impact visible sur le résultat général. À l’inverse, les appareils électriques pour soins corporels connaissent une baisse de 3,2 % par rapport à septembre et de 2,5 % sur un an.
Un index au second trimestre 2027
Selon les prévisions du Statec, qui intègrent les mesures d’aide à l’énergie (Resilienzpak) prolongées pour 2027, l’inflation atteindrait en moyenne 2,3 % en 2026, puis 2,5 % en 2027 comme en 2028.
La prochaine tranche indiciaire interviendrait ainsi au 2e trimestre 2027 – donc entre avril et juin –, suivie d’une autre au 2e trimestre 2028. Le maintien du rabais sur l’essence et le diesel (janvier/février 2027) et les subventions sur le mazout, le gaz et l’électricité (janvier/décembre 2027) doivent permettre d’éviter que les deux prochaines tranches indiciaires soient espacés de douze mois. Le dernier index est tombé en juin de cette année.