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Sécurité dans les transports : l’OGBL réclame des mesures renforcées


Le syndicat continue de revendiquer l'installation de cabines sécurisées destinées aux chauffeurs d’autobus. (Photo : archives editpress/tania feller)

Les mesures mises en place pour assurer la sécurité dans les transports publics ne satisfont que partiellement le syndicat qui demande leur renforcement.

Face à la recrudescence des incidents dans les transports publics, l’OGBL monte une nouvelle fois au créneau. Déjà en janvier dernier, le syndicat avait exhorté le ministère de la Mobilité à réagir. «Si le ministère de la Mobilité et les opérateurs évoquent différentes mesures – plans de sécurité, coopérations avec les forces de l’ordre ou réflexions législatives –, l’OGBL constate sur le terrain que les annonces ne suffisent pas à endiguer la montée de la violence», soulignait-il en début d’année.

Sept mois plus tard, l’OGBL remet le couvert dans un communiqué publié ce mardi, dans lequel il souligne que «les insultes, les menaces, les agressions physiques et les cas de harcèlement sexuel font malheureusement de plus en plus souvent partie du quotidien professionnel de nombreux salariés». Le tout dans un contexte de hausse constante du nombre de voyageurs.

L’extension des cabines sécurisées

À la fin du mois de juillet, le comité dédié à la sécurité dans les transports publics a fait le point sur les mesures de sécurité et de prévention mises en place ou en cours de déploiement, parmi lesquelles figurent notamment les cabines sécurisées destinées aux chauffeurs d’autobus. Le syndicat se félicite que ce dispositif équipe désormais près de la moitié des bus privés ainsi que la grande majorité des bus des CFL.

Au 15 juillet, 824 autobus du réseau RGTR en étaient équipés, soit 48,1 % de l’ensemble de la flotte. Le déploiement se poursuit à un rythme soutenu, avec l’intégration de 78 véhicules supplémentaires au cours des six derniers mois et d’environ 150 autobus sur les douze derniers mois.

Toutefois, l’OGBL estime qu’il est nécessaire «d’étendre l’installation de ces cabines à l’ensemble des transports publics» et prévient que ce dispositif perdrait de son efficacité si les cabines ne répondaient pas aux normes garantissant une protection efficace des conducteurs contre les agressions.

Des sanctions appliquées

L’OGBL salue également le renforcement de la présence du personnel de sécurité ainsi que les travaux en cours visant à mettre en place un nouveau cadre légal en matière de sécurité et de sanctions dans les transports publics.

Ces mesures font notamment partie des dispositifs déployés par Luxtram et suivis par le comité. Après le lancement, en août 2025, d’une phase pilote prévoyant la présence d’agents de sécurité à bord des tramways et le long de la ligne, Luxtram a renforcé ce dispositif à compter du 1er juillet avec le déploiement d’une deuxième équipe. Les agents de sécurité assurent des missions de prévention, de présence et d’assistance, tandis que les conducteurs restent responsables de l’exploitation et de l’information des voyageurs.

Le syndicat insiste sur le fait que «les infractions constatées doivent être sanctionnées de manière systématique». Aujourd’hui, le personnel de sécurité privé dispose de moyens d’action préventifs permettant de désamorcer des conflits, «mais il ne saurait se substituer aux missions et aux prérogatives de la police». L’OGBL souhaite également que les sanctions soient effectivement appliquées et que les autorités compétentes interviennent de manière rapide et fiable. «C’est pourquoi la législation, les services de sécurité et la police doivent travailler main dans la main afin de renforcer durablement la sécurité dans les transports publics», précise-t-il.

À quand les «bodycams»?

Enfin, l’OGBL mise sur un outil en particulier : les caméras-piétons pour les contrôleurs de train. L’expérience des pays voisins démontre que ces «bodycams» exercent un effet dissuasif indéniable. Elles permettent souvent de désamorcer les situations conflictuelles avant qu’elles ne dégénèrent. Au-delà de leur rôle préventif, ces dispositifs permettent de documenter précisément les incidents et de renforcer le sentiment de sécurité des salariés.

Le syndicat souligne que, «dans le respect des dispositions en vigueur en matière de protection des données, les «bodycams» contribueront de manière importante à renforcer le sentiment de sécurité des salariés et à mieux documenter les agressions».

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