Grâce à une réunion de conciliation, le dialogue entre syndicats et le TICE doit reprendre d’ici la fin septembre afin de relancer le dialogue social, bloqué depuis la fin 2024 et la colère des employés contre leur direction.
Améliorations en vue pour le conflit social au TICE? Ce mardi, la Fédération générale de la fonction communale (FGFC) annonce que la réunion de conciliation organisée le 16 juillet dernier devant l’Office national de conciliation (ONC) a abouti à la promesse d’une première discussion conjointe entre le conseil d’administration et la direction du TICE, les représentants du personnel de la FGFC et une délégation de l’OGBL «d’ici la fin septembre 2026».
Un grand pas puisque le dialogue social semblait rompu depuis l’apparition des premières tensions fin 2024, lorsqu’une majorité des employés avait dénoncé, via une enquête interne, des conditions de travail délétères (sous-effectif, management autoritaire, surcharge de travail). La FGFC avait alors réclamé, en vain, une discussion avec la direction, avant d’organiser un piquet de protestation et de lancer un ultimatum afin de déposer une demande officielle de conciliation.
L’ONC avait finalement été saisi le 5 décembre 2025, mais la première conciliation organisée six mois plus tard, le 24 juin dernier, avait tourné court. Le représentant du gouvernement annonçait avoir découvert un vice de forme dans le dossier dès l’ouverture de la réunion, annulant ainsi la procédure.
Un échange «approfondi et ouvert»
Après l’échec de la première tentative, la FGFC a alors déposé une seconde demande de conciliation le 2 juillet dernier, dont la première réunion 14 jours plus tard a donc permis d’entrevoir un retour du dialogue. Dans son communiqué, le syndicat évoque «un échange de vues approfondi et ouvert concernant l’existence d’un conflit collectif» et «indique que les représentants du gouvernement ont accepté d’examiner la recevabilité juridique des revendications syndicales».
La réunion prévue d’ici septembre prochain correspond aux attentes de Claude Reuter, président de la FGFC. Ce dernier, interrogé dans nos pages le 7 juillet dernier, se disait «optimiste quant au fait de pouvoir, au moins, fixer les prochaines réunions» grâce à la seconde réunion de conciliation. «Nous espérons que ce n’est pas une tactique politique afin de laisser encore courir jusqu’à la date à laquelle le syndicat mixte sera mis en place», indiquait-il aussi, avec la crainte que le syndicat mixte de transport public, dont le projet de loi vient d’être validé par le Conseil de gouvernement, n’entraîne la disparition du TICE en l’état et donc de ses problèmes.
D’ici là, chaque partie doit encore être reçue individuellement par l’ONC afin de réaliser des entretiens séparés, puis de rencontrer à nouveau tous les acteurs «afin d’entendre leurs points de vue et arguments respectifs et de poursuivre le processus de médiation», précise la FGFC.