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[Football] Modric, des bombes de Zadar à la légende


Quand une légende en regarde s'en aller une autre. (Photo : afp)

[MONDIAL-2026] Pour le mythique capitaine croate, le très haut niveau international, c’est fini.

Le gamin aux bouclettes dorées qui se réfugiait, en pleine guerre, dans des abris souterrains et dans le football, n’osait sans doute rêver à un tel parcours : à 40 ans, après cinq Coupes du monde, Luka Modric va faire ses adieux à la sélection croate, éliminée jeudi par le Portugal.La technologie, implacable, n’a que faire du romantisme. Un capteur hypersensible au nom barbare («unité de mesure inertielle» ou IMU), a mis fin à l’une des carrières en sélection les plus marquantes du football moderne.Cette défaite (2-1) et l’épilogue sont cruels pour Modric, encore au bord des larmes, au moment d’aborder la décision arbitrale bien après le coup de sifflet final : «On dirait que ça joue toujours contre nous», a lâché, amer, le «magicien» qui a propulsé la petite Croatie (moins de 4 millions d’habitants) dans le gotha mondial : 2e en 2018, 3e en 2022.

«C’est la fin d’une ère», a concédé le sélectionneur Zlatko Dalic tandis que Cristiano Ronaldo, autre phénomène de longévité et ancien coéquipier au Real Madrid, a espéré que «cette légende du foot continue à jouer».

Il ne va pas raccrocher, si?

Né le 9 septembre 1985, Modric a passé une grande partie de son enfance à Zadar dans des abris souterrains pour se protéger des bombardements, durant la guerre en ex-Yougoslavie entre 1990 et 1995. Et même là, il avait toujours son ballon sous le bras.

«Je me souviens aussi de cette peur qu’on ressentait. On jouait au foot et soudain, il y avait des sirènes. C’était devenu normal. Quand on allait dans l’abri, je prenais aussi mon ballon. Le football était tout pour moi», se rappelle-t-il.

En 2001, à 16 ans, il est recruté par le Dinamo Zagreb, bien que son physique frêle (1,72 m, 66 kg) soulève de nombreuses interrogations. Cela ne l’empêchera pas de soulever six Ligues des champions, quatre titres de champion d’Espagne et un Ballon d’or 2018.

Et maintenant, cette nouvelle désillusion en sélection. Qui pourrait le conduire à renoncer à sa dernière année de contrat et à raccrocher définitivement les crampons? Les tifosi du Milan AC et les passionnés de ballon rond d’ailleurs espèrent que sa passion dévorante pour le foot reprendra le dessus.

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